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Test de Le Pic Rouge - Planète Aventure
Plan�te Aventure
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Le Pic Rouge L'Auberge de l'Alpiniste Mort
Développeur Electronic Paradise
Éditeur Akella
Distributeur Anuman Interactive
Date 29 avr 2008
Genre Mystère / Enquêtes
Vue 3e personne 2.5 D
Série
Compatibilité Windows XP / Vista / Windows 7 / Windows 8
Plateforme(s) PC
Gameplay Point & Click
Test par Reardon
Anuman Interactive, éditeur français de logiciels Grand Public, a décidé avec Le Pic Rouge de faire une incursion dans le jeu d’aventure point’n click. ‘Le Pic Rouge : L’auberge de l’alpiniste mort’ se base sur un roman des frères Strougatski publié aux éditions Denoël. Arkadi Strougatski (1925-1991) et son frère Boris, né en 1933, sont des écrivains importants de la science-fiction soviétique : par le biais de ce support, ils se sont livrés à des remises en cause en profondeur du régime soviétique, ce qui leur valut quelques déboires avec la censure et quelques titres gelés jusqu’à sa chute.

Ce Pic Rouge se situe dans les Alpes. C’est là qu’un inspecteur de police, Peter Glebski, a choisi de venir décompresser pendant sa période de congés. A peine est-il arrivé que le propriétaire des lieux, Alek Snevar, dont la voix est celle de Benoît Allemane, doublure française de Morgan Freeman, et qui tient cet hôtel avec une cuisinière- femme de chambre Kaïssa, l’invite à le suivre dans une chambre qu’il a transformée en musée à la mémoire d’un alpiniste disparu qui continuerait à hanter les lieux, dont il entretient la légende auprès des touristes et dont la mésaventure dramatique est à l’origine du nom de l’hôtel. Les faits sembleraient donner raison à Alek car dans cette chambre, fermée et inhabitée, une cigarette fume à côté de chaussures encore humides. Après avoir pris connaissance des lieux et s’être livré à un peu de bricolage, Peter au cours du dîner va faire la connaissance des différents locataires, tous plus curieux les uns que les autres : Simonet grand amateur de billard, Du Barnstork un hypnotiseur connu accompagné de Brunn, asexuée qu’il fait passer pour sa nièce, Moses soi-disant homme d’affaire, fat et vaniteux, qui séjourne en compagnie d’Olga son épouse qu’il cravache de temps à autre. Trois autres personnages feront leur apparition en cours de jeu : Olaf, Heenkus et Luarwick.

Des phénomènes bizarres se produisent dans cet endroit : Peter en fait d’ailleurs les frais en se trouvant enfermé à clé dans sa chambre pratiquement dès son arrivée.
Parvenu à en sortir aux prix d’une manipulation de miroir hasardeuse, il va avoir tout loisir d’explorer un hôtel aux décors somptueux, regorgeant de détails, hélas interactifs au minima ; quelques objets garniront l’inventaire sans qu’ils aient pour autant un usage, ni même parfois un nom. Les énigmes sont également en portions congrues, d’une difficulté faible ; elles sont épaulées par quelques petits jeux qui font couleur vraie mais dont on se dispenserait souvent (fléchettes, billard, cartes, ski), de longues allées et venues dans les locaux – le plus long étant dû à la quête d’une bouteille de whisky (qui n’entrera jamais dans l’inventaire) pour satisfaire le caprice d’un client ce qui frise l’invraisemblable et l’absurde -, les perspectives entrevues en extérieur n’aboutissant pas. Mais ceci n’est rien à côté des dialogues confiés sans doute à un traducteur amateur qui lui n’a pas dû être testé tant les incohérences sont nombreuses, cumulant les tournures de phrases incorrectes, les faux-sens et la transcription mot à mot ; qui plus est dans ce contexte les dialogues n’en sont plus, les protagonistes semblant davantage monologuer les uns en face des autres répondant même parfois à des question qui ne leur ont pas été posées. Grave puisque la progression se fait à travers des énigmes verbales qui heureusement ont moins d’importance sur le déroulement du jeu que l’ordre et le choix des personnages à interroger. Par contre pour ce qui est des doublages, tant du héros que des autres personnages, le casting est réussi et les comédiens font leur possible pour donner du crédit à leurs répliques. La bande-son pêche aussi au niveau musical où si l’on excepte le thème principal très mélodique et agréable, on est vite assourdi par de soudains changements de rythme et de registre qui ne s’imposent absolument pas et tonitruent désagréablement. A plusieurs reprises également Glebski ou Snevar entendent des bruits que le joueur ne perçoit pas : les bruitages ne sont pas toujours à la hauteur.

Reste que le scénario manque de force et s’enlise entre la vie quotidienne à l’hôtel (choisir un plateau repas équilibré ou participer à une soirée) et une pseudo enquête qui a du mal à décoller. Incohérence également à ce niveau puisque la logique et la nécessité d’agir n’apparaissent que durant la première (tâches quotidiennes) et la dernière heure de jeu (science-fiction), l’intrigue policière promise étant cruellement absente. Glebski dispose d’un journal où sont consignés les plans de l’hôtel (succincts), quelques traits des personnages rencontrés, des notes et la succession des événements, autant d’éléments inutiles et superflus. La souris est flageolante et il convient d’être aussi lent que l’action elle-même pour parvenir à saisir l’objet désiré ou partir dans la direction élue ; même les mini-jeux souffrent de cette difficulté et la partie de billard ou le jeu de miroir ne rencontrent de difficultés que de ce fait. Si le premier écran de jeu, neige tombant sur un paysage où se profile perché l’hôtel, et dont on sort en utilisant la barre espace, il est une autre trouvaille qui fait croire à un bug : au dernier étage avant de pénétrer dans la serre dans un couloir sur la droite existe une pièce qui lorsque Glebski y pénètre est totalement noire et ni briquet, ni allumettes ne permettent d’en connaître le contenu : seul un déplacement du curseur permettra de retrouver la lumière du jour. Le dénouement s’agrémente de trois fins ; c’est un tout petit plus sur un jeu très décevant.


En détail
+ Jeu graphiquement splendide. Musique (thème principal). Trois fins alternatives
- Scénario absent. Dialogues et traductions incohérents. Manque d'interactivité. Enigmes déficientes
Graphisme
0 /20
Jouabilité
0 /20
Scénario
0 /20
Son
0 /20
Intérêt général
11 /20