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Dark Fall II : Lights Out
par Reardon  |  20.11.2009  |  Article
Dark Fall II: Lights Out n’est pas réellement une suite de Dark Fall.

Lors d’une interview à Harriet Gurganus pour Justadventure, Jonathan Boakes en dit ceci : ‘J'ai eu de la chance avec Dark Fall II, car j’avais déjà entendu parler du mystère de Flannan Isle en regardant [la série télévisée] Dr Who (The Horror of Fang Rock) en 1977. Étant donné que je n'avais que 5 ans à l'époque, cela n'a contribué qu’à me faire un peu peur (euphémisme!). Ce récit de science-fiction avait été influencé par une histoire réelle : trois gardiens de phare ont disparu en 1900, dans le phare d’une des îles écossaises, les Western Isles. Ce mystère jamais résolu me fascine depuis des années. J’ai donc utilisé ce fait divers comme base de départ pour le jeu, et j’ai extrapolé à partir de cela. L’histoire de "Lights Out" fait appel à des rebondissements à travers différentes époques, mais c’est le phare lui-même qui en est le centre. Je ne pense pas avoir un meilleur cadre pour ce bon vieux jeu d'aventure de type point’n click.’

Outre les influences données par Jonathan Boakes lui-même d’autres ne sont pas négligeables :

The Ballad of Flannan Isle de Wilfrid Gibson, Moondial d’Helen Cresswell et A Warning to the Curious de M.R. James

Flannan Isle de Wilfrid Wilson Gibson (traduction JL Laurin)

THOUGH three men dwell on Flannan Isle
To keep the lamp alight,
As we steer'd under the lee, we caught
No glimmer through the night!

A passing ship at dawn had brought
The news; and quickly we set sail,
To find out what strange thing might all
The keepers of the deep-sea light. (…)

But, as we near'd the lonely Isle;
And look'd up at the naked height;
And saw the lighthouse towering white,
With blinded lantern, that all night
Had never shot a spark
Of comfort through the dark,
So ghastly in the cold sunlight
It seem'd, that we were struck the while
With wonder all too dread for words.

And, as into the tiny creek
We stole beneath the hanging crag,
We saw three queer, black, ugly birds--
Too big, by far, in my belief,
For guillemot or shag--
Like seamen sitting bold upright
Upon a half-tide reef:
But, as we near'd, they plunged from sight,
Without a sound, or spurt of white.

And still too mazed to speak,
We landed; and made fast the boat;
And climb'd the track in single file,

Yet, all too soon, we reached the door--
The black, sun-blister'd lighthouse door,
That gaped for us ajar.

As, on the threshold, for a spell,
We paused, we seem'd to breathe the smell
Of limewash and of tar,
Familiar as our daily breath,
As though 'twere some strange scent of death:
And so, yet wondering, side by side,
We stood a moment, still tongue-tied:
And each with black foreboding eyed
The door, ere we should fling it wide,
To leave the sunlight for the gloom:
Till, plucking courage up, at last,
Hard on each other's heels we pass'd
Into the living-room.

Yet, as we crowded through the door,
We only saw a table, spread
For dinner, meat and cheese and bread;
But all untouch'd; and no one there:
As though, when they sat down to eat,
Ere they could even taste,
Alarm had come; and they in haste
Had risen and left the bread and meat:
For on the table-head a chair
Lay tumbled on the floor.
We listen'd; but we only heard
The feeble cheeping of a bird
That starved upon its perch:
And, listening still, without a word,
We set about our hopeless search.

We hunted high, we hunted low,
And soon ransack'd the empty house;
Then o'er the Island, to and fro,
We ranged, to listen and to look
In every cranny, cleft or nook
That might have hid a bird or mouse:
But, though we searched from shore to shore,
We found no sign in any place:
And soon again stood face to face
Before the gaping door:
And stole into the room once more
As frighten'd children steal.

Aye: though we hunted high and low,
And hunted everywhere,
Of the three men's fate we found no trace
Of any kind in any place,
But a door ajar, and an untouch'd meal,
And an overtoppled chair.

And, as we listen'd in the gloom
Of that forsaken living-room--
O chill clutch on our breath--
We thought how ill-chance came to all
Who kept the Flannan Light:
And how the rock had been the death
Of many a likely lad:
How six had come to a sudden end
And three had gone stark mad:
And one whom we'd all known as friend
Had leapt from the lantern one still night,
And fallen dead by the lighthouse wall:
And long we thought
On the three we sought,
And of what might yet befall. (…)

We seem'd to stand for an endless while,
Though still no word was said,
Three men alive on Flannan Isle,
Who thought on three men dead.

Bien que trois hommes demeurent sur Flannan Isle
Pour garder la lampe allumée,
Comme nous naviguions sous le vent, nous n’avons vu
Aucune lueur dans la nuit!

Un navire de passage à l'aube a apporté
Les nouvelles, et rapidement avons largué les voiles,
Pour comprendre quelle étrange chose avait pu arriver
Aux gardiens de la lumière en haute mer. (…)

Comme nous approchions de l'île solitaire
Et regardions son escarpement nu,
Nous avons vu le phare blanc qui domine,
Avec sa lanterne aveugle, qui de la nuit
N'avait produit une seule lueur
De réconfort dans l'obscurité,
Ainsi, dans l’épouvantable soleil froid
Nous semblions tous frappés de stupeur
Craignant de prononcer un mot.

Franchissant la petite crique
En ramant vers le rocher escarpé,
Nous avons vu trois oiseaux étranges, noirs, inquiétants-
Trop gros, de loin, selon moi,
Pour des guillemots ou des cormorans -
Comme des marins audacieux assis droit
Sur un récif quand monte la marée:
Mais, comme nous approchions, ils ont plongé hors de vue,
Sans un son et sans écume.
Trop secoués encore pour parler

Nous avons débarqué, amarré rapidement le bateau
Et grimpé le sentier en file indienne …

Pourtant, trop tôt, nous atteignîmes la porte --
La noire porte du phare, cloquée par le soleil,
S'est pour nous entrouverte.


Sur le seuil, comme par sortilège,
Nous nous sommes figés, respirant l'odeur
de la chaux et du goudron,
A nous si familière,
Bien que dégageant une étrange odeur de mort:
Ainsi, encore figés, côte à côte,
Nous sommes un moment, restés muets:
Puis chacun rongé d’inquiétude a regardé

La porte ; il fallait l’ouvrir

Pour laisser entrer le soleil et dissiper les ténèbres:
Alors, s’armant de courage, enfin,
En marchant les uns derrière les autres nous sommes entrés
Dans la salle à manger.
Alors, les uns contre les autres,
Nous n’avons vu qu’une table, servie
Pour le dîner, viande, fromage et pain;
Mais tout était intact et personne :
Comme si, alors qu’ils s’étaient assis pour manger,
Avant même d’avoir commencé,

Avait retenti une alerte ; et eux,
Dans la précipitation s’étaient levés
Laissant le pain et la viande:
car au bout de la table une chaise

était renversée sur le sol.
Nous avons tendu l’oreille,

mais nous n’avons qu’entendu
Le faible appel d'un oiseau
Affamé sur son perchoir:
Et, écoutant encore, sans un mot,
Nous avons entrepris notre recherche sans espoir.
Nous avons cherché en haut, nous avons cherché en bas,
Et bientôt constaté que l’endroit était vide;
Puis nous avons sillonné l'île, fait des aller et retour,
On allait, on écoutait, on regardait
Dans tous les trous, les crevasses et même les moindres fentes
Seulement capables d’abriter un oiseau ou une souris:
Mais, bien qu’ayant sillonné les rivages,
Nous n'avons trouvé nul indice nulle part:
Et nous nous sommes tous retrouvés

Devant la porte béante:
Et nous sommes une fois de plus entrés dans la pièce,

Comme des enfants effrayés surpris en maraude.
Oui : bien que notre recherche nous ait mené en haut, en bas,

Bien que nous ayons cherché partout

De ces trois hommes, nous n’avons trouvé nulle trace
Rien, nulle part,
Sauf une porte entrebâillée, un repas intact,
Et une chaise renversée.
Et, comme nous écoutions dans les ténèbres
De ce salon abandonné -
O quel froid glacial nous exhalions -
Nous nous souvînmes du mauvais sort

Qui s’acharnait sur tous ceux
Qui avaient la garde de Flannan Light:
Et comment ce rocher avait signé

la mort de plus d'un brave garçon:
Comment six d’entre eux avaient eu une fin soudaine
Et trois autres devenus fous à lier:
Et de celui que nous avions tous eu pour ami
Qui une nuit avait sauté de la lanterne,
Et s’était écrasé sur le mur du phare:
Et longtemps nous avons pensé
A ces trois-là que nous avions cherchés,
Et à ce qui avait pu encore arriver. (…)
Nous sommes restés là, debout,

Un temps infini sans qu’un mot n’ait été dit,
Trois hommes vivant sur Flannan Isle,
Et l’on pensait à trois hommes morts.


Flannan Isles © NLB Une probable réalité

La lumière du phare Flannan Isle flashe deux fois toutes les 30 secondes. Par beau temps, on peut l’apercevoir à partir de 20 miles. La plupart du temps pourtant, la brume enveloppe l'île et réduit considérablement la visibilité. Dans ce cas, la balise a une valeur inappréciable pour les bateaux qui naviguent à proximité. L’un des trois hommes de garde a en charge la lampe du phare. Un système de rotation permet un changement d’équipe tous les 14 jours. Un navire venant de Breasclete ramène tous les quinze jours une nouvelle équipe. Flannan Isle n'est pas un lieu où l’on puisse séjourner davantage.

A 23 mètres de haut, le phare a été - et est encore – un bâtiment intact. Construit en 1899 sur le plus grand des sept récifs rocheux, il est situé à environ 15 miles à l'ouest de l'île de Lewis, à la périphérie des Hébrides. Le 7 décembre 1900, le gardien chef James Ducat arrive au phare pour remplacer l’équipe précédente. Son premier adjoint, William Ross, est absent pour cause de maladie et Donald Macarthur, a pris sa place. Macarthur est un gardien de phare occasionnel qui ne remplit cette tâche que lorsque l’un des membres de l’équipe n'est pas disponible. Thomas Marshall, le deuxième assistant, complète le trio.

Accompagnant les trois hommes sur la navette de service se trouve Robert Muirhead, surintendant des phares. Ses inspections de routine ne constituent qu’une petite partie de sa tâche mais Muirhead aime conserver un contact étroit avec ses subordonnés. Le surintendant passe quelque temps sur l'île, s’assurant que tout est en règle. Il a une brève discussion avec le gardien chef concernant l'amélioration de la surveillance, puis prend congé. Il serre la main des trois hommes et quitte l'île. Le surintendant est la dernière personne à les avoir vus vivants.

Durant la semaine suivante, comme à l’habitude, l'île a été surveillée de la terre. Un télescope est dirigé sur Flannan Isle, à intervalles réguliers. En cas d'urgence, les gardiens du phare peuvent hisser un drapeau et de l'aide leur sera immédiatement envoyée. Le phare est souvent pris dans le brouillard cependant, et il n'existe aucune garantie que ce signal soit vu. C'est de ce problème que Ducat et Muirhead ont débattu le 7 décembre.

Durant les deux semaines suivantes, une brume épaisse enveloppe l'île. Le phare ne redeviendra visible de la terre que le 29 décembre. La lumière du phare est plus facile à discerner. Les observations nocturnes font également partie de la routine. La lumière du phare est visible le 7 décembre, mais durant quatre nuits, elle a disparu à cause des mauvaises conditions météorologiques. On la voit à nouveau le 12 décembre. Puis elle n’est plus visible pendant plus d'une quinzaine de jours.

Le 15 décembre, un bateau à vapeur, le Archtor croise dans les environs de l'île. Vers minuit, le capitaine Holman est posté sur le pont, guettant comme d'habitude la lumière de Flannan Isle. Holman est assez près de l'île et les conditions météorologiques sont suffisamment bonnes pour qu’il soit sûr de la voir. Mais aucune lumière n'est visible. La jonction Breasclete - Flannan Island n'est pas prévue avant le 21 décembre.

Une série de conditions météorologiques particulièrement mauvaises ont retardé le bateau à vapeur Hesperus qui sert de navette entre la terre et l’île, et il ne peut atteindre le phare que cinq jours plus tard, à midi, le lendemain de Noël.

Il est une règle de principe qui veut que l’équipe de gardiens vienne apporter son aide à l’équipe de relève de l’Hesperus lorsque celle-ci tente d’accoster sur l’île en barque.

Un drapeau est généralement hissé pour montrer que le gardien responsable a repéré le bateau et les autres gardiens sortent pour saluer les nouveaux arrivants. Cette fois, lorsque l’Hesperus s’approche de l'île, il n'y a ni drapeau, ni équipe de gardiens. Le capitaine de l'Hesperus, Harvie, donne l'ordre de faire retentir la sirène. Il n'y a pas de réponse.

Le sifflet à vapeur est à son tour déclenché en vain : même absence de réponse. Le bateau accostera à Flannan Isle sans l'aide habituelle. Joseph Moore, le troisième gardien, saute dans la barque, accompagné de McCormack. Ensemble ils gagnent la terre à la rame. Ne disposant d’aucune aide, il leur est difficile de remonter le bateau pour le mettre à sec. Moore gagne la terre et lance la corde d'amarrage à McCormack Pendant que McCormack assure l’arrimage, Moore prend le sentier qui mène au phare.

La porte extérieure du phare est verrouillée. Moore en possède les clés. Il ouvre la porte et pénètre à l'intérieur. L’endroit est désert : il n'y a aucune trace de Ducat, Marshall ou Macarthur. L'horloge murale est arrêtée. Le feu n’est pas allumé et les lits sont vides. Un repas a été préparé, mais personne n’y a touché.

Moore se précipite vers l’embarcation. Le souffle court, il explique à McCormack que l'équipe a disparu. Celui-ci le rejoint sur le rivage et les deux hommes entreprennent une recherche sur toute l'île. L’équipe de garde n’est nulle part : elle a tout simplement disparu. Moore et McCormack regagnent l'Hesperus et informent le capitaine Harvie de cette mauvaise nouvelle. Celui-ci charge alors le troisième gardien de retourner sur l'île avec trois autres hommes afin de faire fonctionner temporairement le phare.

Dans l'intervalle, l’Hesperus retournera à Breasclete afin d'informer les autorités compétentes. Un peu plus tard, le jour même, Harvie envoie un télégramme au secrétariat des responsables de la Northern Lighthouse, pour les informer de cette disparition.

Sur Flannan Isle, Joseph Moore et ses compagnons entreprennent une recherche plus approfondie et un aperçu des événements commence à émerger. Tout a fonctionné normalement sur l'île jusqu'à l'après-midi du 15 décembre. En effet la tenue d’un registre est obligatoire pour toute l’équipe de garde et le gardien chef Ducat a consciencieusement rédigé ses rapports jusqu'au 13. Ses constatations concernant le 14 et le 15 décembre sont consignées sur une ardoise. Il y a eu une tempête le 14, indiquée sur l’ardoise, mais le lendemain matin, elle avait cessé. Aucun autre problème n’est signalé.

Quoi qu’il soit arrivé aux trois hommes, cela s’est produit dans l'après-midi.

Le surintendant Muirhead rejoint les hommes à Flannan Isle, le 29 décembre. Son rapport officiel trace en détails l'état de l'île à ce moment. La tempête de la nuit du 14 a bien causé des dommages substantiels. La jetée a été ébranlée et les garde-fous ont été déformés. Un magasin contenant des amarres et des manivelles de grutage a été emporté. Les cordages du coffre se sont retrouvés enchevêtrés sur une grue provisoire à 70 pieds au-dessus du niveau normal de la mer.

Muirhead conclut que les hommes ont quitté le phare dans le but de sécuriser ce magasin contre la tempête. Ils ont pris des vêtements de pluie et refermé à clé la porte. Muirhead pense qu’ensuite, ils ont été emportés par le vent en longeant les rochers ou plus vraisemblablement, qu’une grande déferlante les a surpris et entraînés au large. La première théorie demeure discutable, le vent ce jour-là étant d'ouest. La conclusion de Muirhead est donc qu'une vague - mentionnée dans son rapport comme un rouleau - est définitivement responsable de la disparition des hommes. La mer les avait réclamés et rien n’avait pu être fait pour l'empêcher. Une nouvelle équipe a été installée sur Flannan Isle et des efforts ont été faits pour améliorer en efficacité la surveillance quotidienne. Mais le souvenir de ces disparitions survit.

En 1912, Wilfrid Gibson publie son célèbre poème, Flannan Isle, cité plus haut. Le poème manque de précision historique, mais crée un inquiétant sentiment de danger et d'incertitude. À bien des égards, c'est cette œuvre, plus que les événements réels, qui fascine l'imagination du public. Elle inspire une musique, des fictions et d'inévitables théories insensées. Les aliens, les sirènes et autres monstres marins ont tous été évoqués comme explications de cette disparition.

Mais nul ne conteste sérieusement les conclusions du surintendant Muirhead. Ce ne sont pas des sirènes ou des monstres marins qui ont tué les malheureux gardiens de Flannan Island - c'est l'Atlantique.

Le jeu

1 Scénario

Nous sommes en 1912. Les rivages de Trewarthan, en Angleterre, sont dangereux ; beaucoup de navires s’y sont échoués au prix de nombreuses vies. Benjamin Parker, un cartographe est envoyé sur ces côtes de Cornouailles pour y répertorier les récifs et les rochers afin de dresser une carte d’un passage ne présentant pas de risques.

Dès son arrivée, Parker est accueilli avec hostilité par la population. Il constate également la présence d’un phare sur une île au large. Pourquoi l’a-t’on envoyé là si un phare existe ? Benjamin apprend rapidement par son employeur qu’il se passe quelque chose au phare et que les gardiens y sont en danger.

Ce phare porte le nom de Fetch Rock. Fetch est un mot de l’ancien anglais signifiant «fantôme». Le 29 avril, les trois gardiens de Fetch Rock ont disparu, sans laisser de trace. Le soir de ce même jour, l'obscurité est tombée sur la côte, alors que la mer était calme et que tout semblait tranquille. Le bruit d'une corne de brume a brusquement rompu le silence, un épais brouillard a envahi la mer et des rumeurs racontent que le phare de Fetch Rock a été englouti dans les ténèbres. Bien qu’au fil du temps, différentes théories aient été proposées et de nouveaux indices découverts, nul ne sait ce qui est arrivé à Oliver Drake, à Robert Shaw et à James Wolfe. Les corps n'ont jamais été retrouvés et l'enquête s’est achevée sur une impasse. Cette énigme a fasciné les gens pendant des décennies.

En effet le vieux phare a été construit sur quelque chose d’ancien et de terrible, provoquant des manifestations surnaturelles, des distorsions du temps et des événements inexplicables relevant du paranormal.

Le temps a passé : Fetch Rock est désormais ancré dans le folklore local et ce pour deux raisons : le mystère des disparus de 1912 certes, mais aussi parce que lors d’un show TV organisé en 2004, sur le thème de la restauration des lieux publiques, Fetch Rock a été plébiscité par les téléspectateurs. Des travaux ont rapidement été entrepris pour développer l’île et le phare à des fins touristiques. Plusieurs ouvriers ont alors été témoins d’événements étranges que d’aucuns croient être d’origine surnaturelle.

2 Visite guidée du nouveau musée



Une musique mystérieuse


Ecouter l'enregistrement

Le son plaintif d'un violon se fait entendre presque tous les jours alors qu'il n'existe aucun instrument de musique sur l'île. On peut surtout surprendre cet air en montant l’escalier en spirale.



Le premier étage, la pièce des gardiens

Les visiteurs et le personnel du musée ont entendu des voix dans cette pièce, sans présence évidente. Certains pensent qu’il s’agit de la voix de James Wolfe qui appelle à l'aide. James était l'un des trois gardiens disparus.


La salle d’exposition, l’ancienne chaufferie

De nombreux événements étranges ont eu lieu à cet endroit qui expose actuellement des panneaux relatant l’«Histoire Vivante» ainsi que la lampe du phare (photo). Bien que la lentille ne puisse aucunement se déplacer, le personnel a constaté cependant de légères rotations. Il faut encore signaler que certains visiteurs ont senti une odeur d'huile et de feu.


Anciens habitants

Il est avéré qu’à l'âge du bronze, vers – 2090, une tribu vivait sur Fetch Rock.

De récentes fouilles archéologiques ont révélé qu’une «hutte en bois » avait pu exister sur la côte est de l'île, maintenant sous l'eau. Une reconstitution est disponible dans le Centre de découverte et un modèle à l'échelle est en cours de création pour les prochaines expositions consacrées à "l'âge du bronze".


Toilettes publiques

Voilà un fait étrange : un fantôme qui aimerait se promener dans les WC. De très nombreux visiteurs ont rapporté avoir entendu des bruits de pas, une respiration, une toux et des glissements en séjournant quelques instants dans l'une des cabines. En en sortant, ils n’ont vu personne.






Le Centre de découverte

Centre de découverte: la Seconde Guerre mondiale à Fetch Rock

Fetch Rock a eu un rôle vital et passionnant au cours de la Seconde Guerre mondiale. Quatre opérateurs radio y furent basés de février 1942 à la déclaration de cessez-le-feu en 1945. Il est étonnant de penser à ces messages secrets échangés à travers la Manche, entre des agents opérant en Bretagne, et nos garçons et filles envoyant ou recevant des informations de première importance à partir de cette pièce. L'édifice a évidemment subi plusieurs rénovations majeures au cours des années, mais a conservé l’essentiel de son aspect.

La radio hantée

La radio exposée dans cette salle est une réplique presque parfaite de l'une de celles utilisées par les opérateurs radio au cours de la deuxième guerre mondiale. Une machine en particulier, affectueusement surnommée «Ralf», est supposée être hantée. D’étranges messages brouillés pouvaient être entendus dans le casque, et quelques-unes des nouvelles recrues ont refusé d’utiliser "Ralf" de peur de devenir fou en entendant le bruit bizarre vomit par les écouteurs. Cette réplique n'a jamais causé de problème, Dieu merci, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver !




La galerie de la lampe

De toutes les modifications apportées au phare, c’est la pièce de la lampe qui a le plus changé. Cela s’est avéré nécessaire, car la nouvelle structure ne pouvait plus supporter le poids de la lampe et de son mécanisme contenant des vapeurs de mercure potentiellement mortelles. La lampe a donc été transférée au sous-sol où l’on a créé sa galerie. Cette galerie est l'une des plus insolites du monde.

De nombreux visiteurs ont déclaré avoir vu des silhouettes de l’autre côté de la paroi vitrée, se promenant sur la terrasse extérieure. Cette zone étant fermée au public, nous n'avons aucune explication.

Durant l'été 2004, Matt Clark y a exposé son œuvre et nous a déclaré y avoir vu "un vieux homme qui regardait la mer". Matt a pensé qu’il s’agissait d’un membre du personnel, mais est demeuré circonspect en voyant que l’homme portait des vêtements démodés et paraissait inquiet.

Remerciements spécifiques à : http://www.darklingroom.co.uk, source inépuisable d’informations.