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Le mythe de l’Atlantide et le jeu vidéo d’aventure (Partie 1)
par Reardon  |  15.07.2005  |  Article

Le mythe de l’Atlantide
et le jeu vidéo d’aventure


Reardon juillet août 2005

Captures d’écran href="http://www.adventure-archiv.com/start.htm">adventure-archiv



Le mythe de
l’Atlantide a inspiré quelques jeux vidéo, principalement des jeux vidéo
d’aventure au point que l’on pourrait pratiquement dire que l’Atlantide
en est l’un des thèmes récurrents.

Propice à l’imaginaire,
et oscillant entre poésie (Atlantis 2) et rationalité, il permet aux concepteurs
de multiplier les lieux de l’exploration, d’entamer des quêtes basées
fréquemment sur des sources nées d’une réalité archéologique ou littéraire
(crâne précieux, orichalque), de livrer un personnage à un univers hostile
(ruines, jungle, profondeurs marines), technologiquement avancé, de faire
des recoupements avec d’autres mythes (extraterrestres, trésors nazis).
Le thème du complot se mêle parfois à la théorie des Anciens Astronautes
(de Erich Von Däniken).

Mais qu’en est-il
de ce mythe ? Comment les concepteurs l’ont-ils adaptés ? Qu’est
devenue l’Atlantide ?

Réalité du Mythe : les Dialogues de Platon

L’Atlantide
est apparue pour la première fois dans deux dialogues de Platon (428-347
avant JC) : le Timée et le Critias.

Dans le Timée,
Platon aborde l'histoire des Atlantes essentiellement sous l’angle de
la guerre de conquête qui les oppose aux Athéniens. Il mentionne le déluge
qui conduit à la disparition de l'île de l'Atlantide.

Un prêtre égyptien
s’adresse au grec Solon : « … Vous ne parlez que d'un seul déluge,
mais plusieurs l’ont précédé. Vous ignorez que la
plus parfaite des races humaines a vécu sur vos terres et que
c'est de celle-ci (…) que votre ville tire
son origine ; votre ignorance provient de ce que les survivants
de cette destruction, durant quelques générations, moururent sans laisser
d’écrits. (…)

Nos textes rapportent
que votre cité (Athènes) anéantit une armée immense qui venue de l'océan
Atlantique, déferlait arrogante sur l'Europe et l'Asie. On pouvait en
effet alors traverser cet océan, car existait une île à proximité du détroit
que vous appelez les Colonnes d'Hercule (Gibraltar). Cette île était plus
grande que la Libye et l'Asie réunies ; de là, on pouvait se rendre sur
les autres îles et de celles-ci atteindre le continent. (…)

Dans cette île
Atlantide, des rois avaient établi un extraordinaire
pouvoir sur l'île entière, ainsi que sur beaucoup d'autres
îles et une partie du continent. Ils régnaient en outre de la Libye jusqu'à
l'Égypte et de l'Europe jusqu'à la Tyrrhénie. Cette puissance, réunissant
un jour toutes ses forces, entreprit d'asservir simultanément votre pays,
le nôtre et tous les peuples de ce côté du détroit. (…)

Mais, dans la
période qui suivit, des tremblements de terre et des inondations extrêmes
se produisirent et en l’espace funeste d’un jour et d’une nuit, tous les
combattants furent engloutis ensemble dans la terre béante et l’île Atlantide
disparut dans la mer. (..)

Dans le Critias,
Platon fait une description détaillée de la grandeur de l’Atlantide s’achevant
brutalement sur le châtiment des Atlantes déjà évoqué dans le Timée.


Ce texte débute
par la fondation d’Atlantide fruit d’un partage des Dieux. Platon passe
ensuite à la description des lieux :

« ...Poséidon,
ayant obtenu l'île Atlantide, installa les enfants qu'il avait eus d'une
mortelle (Clitô) à cet endroit de l’île que je vais décrire. Partant de
la mer et jusqu’au centre de l’île, s'étendait une plaine
superbe et très fertile. Dans son prolongement, à une distance d'environ
cinquante stades (pratiquement 9 Kms), s’élevait une petite montagne.


" Passés
les trois ports extérieurs, un mur circulaire commençant à la mer et distant
partout de cinquante stades de la plus grande enceinte et de son port
venait fermer au même point l'entrée du canal du côté de la mer...."


Les ressources naturelles de l'Atlantide

- D'Atlas naquit
une race estimable : le roi le plus âgé transmettant le pouvoir à
l’aîné de ses descendants, ils purent ainsi le conserver pendant de nombreuses
générations, leur richesse étant si abondante qu'aucune dynastie royale
antérieure n'en eut jamais autant et qu'il fut difficile de l’égaler par
la suite. Tout ce qui pouvait être acquis en ville ou en
dehors, l’était par eux. De plus et de par leur souveraineté,
si beaucoup de choses leur venaient de l'extérieur, l'île elle-même leur
fournissait la plupart de ce qui était nécessaire à la vie.

- En
premier lieu, métaux solides et malléables étaient extraits de la mine
ainsi que ce métal qui actuellement n'est plus qu'un nom, l'orichalque :
on l’extrayait de la terre en de nombreux endroits de l'île et c’était
le plus précieux des métaux de cette époque en dehors de l'or.

- En second
lieu, il y avait surabondance de tout ce que la forêt peut fournir pour
les travaux des charpentiers et pour nourrir largement tous les animaux,
domestiques ou sauvage, en particulier les très nombreux éléphants.

- Pour les autres,
qu’ils paissent dans les marécages, les étangs et les fleuves, ou en montagne
ou en plaine, les pâturages étaient foison et foisonnants.

- L’île produisait
en outre toutes sortes d'odoriférants (racines, herbes, bois et sèves
de fleurs ou de fruits distillées goutte à goutte) et de grandes variétés
de fruits : fruits cultivés, fruits secs pour notre alimentation
ou que nous appelons céréales et qui nous servent à obtenir la farine,
fruits ligneux destinés aux boissons, à l’alimentation et aux onguents,
fruits écailleux pour notre plaisir et difficiles à conserver
et fruits digestifs soulageant les excès après les repas.



La capitale de l'Atlantide

Bénéficiant
de ces richesses naturelles, ils purent édifier des temples, des palais
royaux, des ports, des arsenaux dans leur capitale comme ailleurs dans
le pays.

Ils jetèrent
d’abord un pont sur les anneaux de mer qui circonvenaient
l'antique métropole pour ouvrir une voie vers l'extérieur et vers le palais
royal. Celui-ci, édifié à l’endroit où avait résidé le dieu
avait été l’une des premières constructions et avait été aménagé au fil
du temps par la filiation de ses royaux occupants, chacun s’efforçant
de surpasser par le luxe son prédécesseur. Cette construction stupéfiait
par ses dimensions et sa beauté.

En partant de
la mer, ils percèrent un canal de 3 plèthres de large (environ 90 m),
de 100 pieds de profondeur (30 m) et de 50 stades de long jusqu'au cercle
extérieur permettant ainsi à la mer de remonter jusqu'à lui comme
si cela avait été un port desservi par un chenal suffisamment large et
profond pour la navigation des plus grands navires. Ils
ouvrirent de même les anneaux de terre qui entouraient les anneaux de
mer, pour permettre à une trière d’emprunter cette voie puis les couvrirent,
rendant là la navigation souterraine. Ces anneaux disposaient
en effet d’une hauteur suffisante par rapport à la mer : les plus
grands de ceux-ci, l'anneau de terre extérieur et l’anneau de mer vers
lequel la mer avait été amenée par la percée d'un canal, avaient 3 stades
de largeur (plus de 500 m) ; les 2 anneaux suivants (de mer et de terre)
faisaient 2 stades de large (plus de 350 m) ; l'anneau de mer qui encerclait
l'île centrale avait 1 stade de large (près de 180 m).

L'île sur laquelle
se trouvait le palais royal avait un diamètre de 5 stades (près de 900
m). Ils l’entourèrent d'un rempart de pierre,
dressèrent des tours et ouvrirent des portes sur les ponts dans l'axe
des passages maritimes ; la pierre taillée provenait du pourtour
de l'île centrale et des anneaux de terre et variait en couleur selon
sa provenance : blanche, noire ou rouge ; aux emplacements
où ils avaient extrait cette pierre, ils firent deux bassins intérieurs
couverts.

Certains des
bâtiments furent construits sans ostentation, d’autres en ayant recours
à la variété des pierres possédaient un charme indéniable.

Les métaux furent
utilisés comme enduit : le bronze sur le pourtour du rempart de l'anneau
extérieur, l’étain sur celui de l'anneau intérieur, et l’orichalque avec
ses reflets de feu, sur celui qui entourait l'acropole.

À l'intérieur de l'acropole, se trouvait le palais royal.

Au coeur même
de l'acropole, là où ils avaient enfantés la race des dix rois, se dressait
le temple sacré de Clitô et de Poséidon dans une enceinte d’or. C’est
là que tous les ans avaient lieu des sacrifices saisonniers. Le
temple de Poséidon mesurait un stade de long et trois plèthres de large
(180 m sur 90) et avait une hauteur proportionnée. Tout l’extérieur était
couvert d’argent à l’exception des arêtes qui étaient d’or. Si l’intérieur
demeurait inaccessible, murs, colonnes et sols étaient recouverts d’orichalque
tandis que le plafond d'ivoire était décoré d'or, d'argent et d'orichalque
encore. A l’intérieur, on trouvait de nombreuses statues, offrandes de
simples particuliers mais la plus imposante car elle atteignait le plafond,
était en or et représentait le dieu sur un char tiré par six chevaux ailés
et entouré de cent Néréides chevauchant des
dauphins. A l'extérieur, tout autour du sanctuaire, se trouvaient également
un grand nombre de statues d’or honorant les femmes et les descendants
des 10 rois ainsi que des offrandes votives faites par les rois eux-mêmes
ou par des particuliers originaires tant de la cité que des régions sur
lesquelles ils régnaient.

Un autel de
par sa grandeur et sa facture était à la mesure de cette construction
tout comme le palais royal était à la mesure de la grandeur de l'empire
et de l'ornementation du sanctuaire.

Ils disposaient
de deux sources inépuisables : l’une au courant frais, l’autre au
courant chaud à la qualité irréprochable et au débit abondant.

Autour d’elles,
ils avaient bâti des édifices et planté des arbres, aménagé des bassins
à ciel ouvert et d’autres couverts pour les bains chauds en hiver. Les
bassins réservés aux rois étaient séparés de ceux des particuliers et
de ceux des femmes. Ils en avaient d’autres encore pour les chevaux et
les autres bêtes de somme et tous étaient particularisés par leur ornementation.

Les eaux perdues
qui s’en écoulaient étaient dirigées vers le sanctuaire de Poséidon sur
lequel avaient été plantés des arbres de toutes essences merveilleusement
beaux et gigantesques grâce au sol fertile, puis conduites au moyen de
canalisations longeant les ponts vers les anneaux extérieurs.

Sur les deux
îles circulaires, de nombreux temples consacrés à des dieux tout aussi
nombreux avaient été édifiés. S’y trouvaient également quantité de jardins
et de gymnases, réservés aux hommes pour les uns, aux chevaux pour les
autres. Près du milieu de l’île la plus grande, un hippodrome d’un stade
de largeur y avait été aménagé, le tour de l’île destiné aux courses de
chevaux étant demeuré libre.

Autour de cet hippodrome, les habitations
étaient pour la plupart destinées aux gardes ; ceux qui parmi eux
s’étaient distingués par leur fidélité bénéficiaient d’un poste près de
l’acropole tandis que les meilleurs d’entre eux étaient logés à l'intérieur
même de l'acropole à proximité des demeures royales.

Les arsenaux étaient remplis de trières et de tous les équipements
adaptés.

L’environnement de la demeure royale se présentait ainsi :
passés les trois ports extérieurs, un rempart circulaire partout distant
de cinquante stades partait de la mer et se refermait sur lui-même à l'embouchure
du grand canal. Ce rempart était entièrement couvert de maisons adossées
les unes aux autres.

Le grand canal et le plus grand des ports
regorgeaient de navires marchands et de négociants venus de partout qui
du fait de leurs conversations et des multiples bruits occasionnés par
un tel déploiement de population, produisaient un vacarme épouvantable
de jour comme de nuit.

Il faut à présent essayer de préciser comment se présentait le reste
du pays.

L’ensemble du territoire était, paraît-il, fort élevé par rapport
au niveau de la mer et s’achevait sur elle en à-pics alors que la plaine
entière autour de la cité, totalement cernée par une chaîne montagneuse
s’étendant jusqu’à la mer, était plane et oblongue et mesurait trois milles
stades sur ses côtés et deux mille stades en son milieu en partant de
la mer (350 Kms sur 250).

Cette région était orientée vers le sud et à l’abri du vent du
nord.

Dans les montagnes qui l'entouraient se trouvaient de nombreux
villages très peuplés, des fleuves, des lacs, des prairies grasses nourrissant
tous les animaux, domestiques et sauvages, et une forêt épaisse, fournie
et variée, ressource inépuisable pour l'ensemble des ouvrages et pour
chacun d'eux en particulier.

Pendant fort longtemps, cette plaine avait été transformée par
la nature aussi bien que par de nombreux rois.

À l'origine, elle avait à peu près la forme d’un quadrilatère
régulier plus long que large. Ce qui lui manquait avait été compensé par
un fossé creusé sur le pourtour. Pour ce que l’on en sait, mais rappelons
que cela nous a été rapporté, la profondeur (un plèthre), la largeur (un
stade) et la longueur (dix milles stades) de ce fossé étaient telles que
cela semble incroyable qu’un tel ouvrage ait été l’œuvre de l'homme. Recueillant
les eaux des cours qui dévalaient les montagnes, il faisait le tour de
la plaine et après avoir atteint la cité de part et d’autre, allait déverser
ses eaux dans la mer.

Depuis la partie haute du fossé, des canaux rectilignes distants
de cent stades les uns des autres et larges de cent pieds avaient été
creusés dans la plaine jusqu’au fossé proche de la mer. C’est par là qu’était
acheminé le bois des montagnes pour la cité et par bateaux, les produits
saisonniers grâce à des chenaux transversaux.

Et deux fois par an, les fruits de la terre étaient récoltés,
grâce en hiver aux eaux envoyées par Zeus et en été à celles que donnait
la terre par l’irrigation à partir des canaux. (…) »

Platon expose également le cadre administratif de ce gouvernement
autocratique d’Atlantide, la juridiction et les sacrifices rituels de
taureaux à Poséidon précédant les actes de justice consignés sur des tablettes
d'or. 

Voici donc à
peu près ce qu’il en est du texte de Platon sur lequel se sont penchés
de nombreux théoriciens et en particulier, le dernier en date d’une longue
tradition, Erich von Däniken.




La théorie des Anciens Astronautes d’Erich Von Däniken

Von Däniken
ne se cantonne pas à l’Atlantide et c’est en cela qu’il nous intéresse.

Erich Anton
Paul von Däniken est né le 14 avril 1935 à Zofingue (Zofingen),
dans le canton d'Argovie (Suisse).

Il fait des études primaires à Schaffhausen, puis il intègre
le Collège St. Michel de Fribourg où, durant ses années de secondaire,
il s’intéressera à l'archéologie et à la futurologie, aux voyages dans
l'espace et à la philosophie, et plus particulièrement à la philosophie
des religions. L’électronique et à la biologie moléculaire ne le laissent
pas non plus indifférents.

Il se marie en 1960 ; sa fille Cornelia naît en 1963.

En 1968, son premier roman est édité : Souvenirs du futur
(Erinnerungen an die Zukunft: ungelöste Rätsel der Vergangenheit).Dans
cet ouvrage, l’auteur tente d’étayer l'hypothèse de la visite de la Terre
par ce que l’on désigne sous le nom des "anciens astronautes"
en s’appuyant sur de nombreuses références littéraires et des constatations
archéologiques.

Mais c’est surtout Chariots of the Gods ? qui pose les
jalons de sa théorie. Selon lui, la Bible comme d'autres textes sacrés
du monde entier, révèle que des êtres venus d’autres planètes et pris
pour des dieux par nos ancêtres, les auraient fécondés. Pour Däniken,
ces textes codés portent les témoignages de la venue d'ovnis habités.
Ainsi explique-t-il l’édification des pyramides ou des statues de l'Ile
de Pâques, comme les géoglyphes de Nazca et quelques autres grands mystères
de l’humanité.

La bibliographie suivante n’est pas complète mais donne une idée
de la direction que prend la réflexion de Von Däniken.

1969 Retour aux Etoiles (Zurück zu den Sternen)

1972 "Aussaat und Kosmos" avec pour sous-titre "Spuren
und Pläne außerridischer Intelligenzen"

1973 "Meine Welt in Bildern - Bildargumente für Thesen, Spekulationen
und Erforschtes" ("Mon monde en images - Arguments iconographiques
pour des thèses, des spéculations et des études")

1974 "Erscheinungen" : Le livre des apparitions. Fiction ou
réalité ? - Livres prophétiques - La foi soulève les montagnes - Phénomènes
de matérialisation, publié chez Albin-Michel dans la collection "Les
chemins de l'impossible", 1975

1977 "Beweise - Lokaltermin in fünf Kontinenten" (Preuves
des Civilisations Extra-terrestres)

1979 "Lexikon der Prä-Astronautik" (Lexique des Anciens
Astronautes) en collaboration avec Ulrich Dopatka.

Dans les années 80, il tente de prouver la présence des dieux dans les
civilisations antiques (du mégalithique aux Egyptiens).

1992 Der Götter-Schock

En 1996, la chaîne RTL produit le film "Extraterrestres - ils reviennent
?" de et avec Erich von Däniken qui sera suivi par 4,9 millions de
téléspectateurs.

En 2003 Erich von Däniken contribue à l’ouverture à Interlaken d’un
parc d'attraction "Mystery Park" centré sur les grands mystères
de ce monde.

Aujourd'hui Erich von Däniken s’est retiré à Beatenberg, dans
les Alpes bernoises, au coeur de la Suisse, à 1200 m au-dessus
de la mer et face aux trois géants de glace, l’Eiger, le Mönch
et la Jungfrau, un lieu symbolique.

Erich von Däniken
est donc le grand théoricien contemporain de l'influence des extraterrestres
sur l'évolution des civilisations humaines : selon lui les extraterrestres
ont laissé partout des indices de leur passage : pyramides mayas
ou égyptiennes, site de Stonehenge ou encore piles de Bagdad. Les témoignages
ne manquent pas. Il n’est qu’à les décrypter. La théorie des Anciens Astronautes
s’inscrit dans une longue tradition  remontant au href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnosticisme">Gnosticisme, une hérésie condamnée
par les responsables de l’Eglise aux balbutiements de celle-ci, et traversant
les siècles jusqu’au 19ème pour renaître sous une nouvelle
forme en 1875 parmi les membres de la Société Théosophique de Madame Blavatsky
( href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\Pakap\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.IE5\R67F1SA1\La%20doctrine%20secrète">La
doctrine secrète, 1888). Dans cette approche, occultisme et ésotérisme
ne sont jamais très loin et la transmission par la franc-maçonnerie rosicrucienne
ne fera que rajouter une pierre à l’édifice jusqu’à ce qu’en 1947, soient
signalés les premiers ovnis.

Voici pour résumer
ce en quoi consiste la href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_des_Anciens_Astronautes">Théorie_des_Anciens_Astronautes :

« La théorie
des Anciens Astronautes est une spéculation ufologique, surtout popularisée
par Erich Von Däniken, [déjà envisagée antérieurement comme on vient de
le voir et] qui repose sur les hypothèses suivantes :

Les civilisations
anciennes (Égypte antique, civilisation maya, civilisations andines, etc.)
ne possédaient pas les connaissances nécessaires pour construire ce qu'elles
ont construit ; des éléments des textes anciens donnent des indices d'une
présence extraterrestre : notamment, certains personnages masqués sur
des fresques anciennes représentent des astronautes ; d'autres éléments
représentent des ovnis ou des pistes d'atterrissage ; les extraterrestres
ont influencé le développement des civilisations. Peut-être même, auraient-ils
altéré l'ADN humain pour favoriser l'évolution vers plus d'intelligence.
Les peuplades primitives, face aux extraterrestres, auraient considéré
que ceux-ci étaient des dieux.

Dans le cadre
de cette théorie, les lignes de Nazca, au Pérou, sont notamment considérées
comme étant une piste d'atterrissage pour les extraterrestres, ou bien
une sorte de message envoyé par la population locale aux extraterrestres.

Cette théorie
a eu un fort retentissement médiatique. Elle n'a jamais été sérieusement
considérée comme une théorie scientifique par les historiens ou les archéologues,
mais elle a donné lieu à de nombreuses études :

journalistiques,
notamment sur Erich Von Däniken et des preuves falsifiées ;

sceptiques,
dans les cercles sceptiques ou zététiques, qui se sont notamment appliqués
à invalider l'hypothèse selon laquelle les moyens antiques étaient insuffisants
pour produire ce qu'ils ont fait ;

sociologiques,
pour se pencher sur l'apparition de ces croyances dans les extraterrestres.
Le sociologue Jean-Bruno Renard a surnommé la théorie des Anciens Astronautes
le Néo-Evhémérisme. En effet, le philosophe grec Evhémère (3ème
siècle av. J.-C.) expliquait la croyance dans les dieux par des personnages
illustres qui auraient par la suite, été divinisés par la population.
Le Néo-Evhémérisme suit le même principe : les peuplades primitives, face
à une technologie supérieure, auraient divinisé ces visiteurs en provenance
de l'espace en en faisant des dieux. »

L’objet de mon
propos n’est pas de prendre partie mais de poser les faits dans le contexte
réduit du jeu d’aventure. Pour ce faire, revenons en aux localisations
de l’Atlantide.



La localisation

Bien que comme
on l’a vu, l’Atlantide surdimensionnée de Platon se situe à proximité
du détroit de Gibraltar, nombreuses ont été ses localisations présumées.



1. Tartessos,
l’île disparue




Pourtant des archéologues allemands Jessen, Henning, Herman ou
Schulten identifient l'Atlantide à la fameuse île disparue de href="http://digilander.libero.it/theghost63/Tartessus/Tartessus_eng.htm">Tartessus,
à l'embouchure du Guadalquivir.

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2. Canaries et Açores



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Une seconde thèse encore acceptable par rapport au Timée
et au Critias, serait que les Açores et les Canaries sont des émergences
de l'ancien empire Atlante. Peut être est-ce là, au milieu de l'Atlantique,
qu’Aristote (384-322 av JC), disciple de Platon, situe cette île baptisée
Antilia par les Carthaginois.

Un jésuite, le Père Athanasius Kircher (1602-1680) dans son ouvrage
Mundus Subterraneus situe l’Atlantide au milieu de l’Atlantique.
Cette thèse est reprise au début du 19ème siècle par Bory
de Saint-Vincent (1780-1846), qui dans ses Essais sur les Isles Fortunées
et l'antique Atlantide
postule que les Canaries et les Açores sont
des émergences de l'Atlantide. Cette localisation pratiquement conforme
à la tradition platonicienne est encore soutenue par Ignatius Donelly
(1831-1901), homme politique américain, qui publie Atlantis: The Antediluvian
World
en 1882 dans lequel il postule qu’Atlantis est à l’origine des
anciennes civilisations et par Paul Le Cour (1871-1954).



2. Bimini, les Bahamas et les Bermudes



Lewis (Thomas Chalmbers) href="http://www.themystica.com/mystica/articles/s/spence_lewis.html">Spence
(1874-1955) auteur d’une Encyclopedia of Occultism (1920) et de
nombreux titres sur l’Atlantide (The Problem of Atlantis (1924
; réédité en 1974 sous le titre Atlantis Discovered), Atlantis
in America
(1925), The History of Atlantis (1926; réédité en
1968), Will Europe Follow Atlantis? (1942) et The Occult Sciences
in Atlantis
(1943) opte pour la mer des Sargasses.

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En 1930, Edgar
Cayce, un voyant américain prédit que l’on retrouvera les ruines d’Atlantis
près de Bimini, en 1968-1969. En septembre 1968, Mason Valentine, zoologue,
paléontologue, géologue et archéologue des fonds marins, découvre une
centaine de pierres plates de 8 à 10 pieds carrés, disposées régulièrement
sur une largeur de 300 pieds et une longueur de 1600 : la chaussée
de Bimini. Dimitri Rebikoff, président de l’Institut de Technologie Sous-marine,
créateur du module d’exploration sous-marine Pégase se rend sur le site
et multiplie les photos. En 1974, David Zink, préhistorien et explorateur
après examen de la Chaussée au cours de 10 expéditions publie The Ancient
Stones Speak
et The Stones of Atlantis. Zink en conclut que
le site est d’origine humaine et vraisemblablement un temple mégalithique
similaire à Stonehenge.



3. Sahara
et Moyen Orient




Dès le 18ème
siècle, Olivier de Marseille (1726), Eurenius (1754) et Baër (1762) situent
l'Atlantide en Palestine.

En 1868, un
certain Godron la localise dans le Sahara., thèse reprise et affinée par
la suite.

L’ethnologue
allemand Léo Frobenius (1873-1938) entreprend une douzaine d’expéditions
en Afrique Noire entre 1904 et 1935. Il est persuadé d’avoir trouvé l’Atlantide
entre le fleuve Niger et l’Océan Atlantique.

Le géographe
Etienne-Félix Berlioux (1828-1910) penche plutôt pour la situer dans la
région des monts Atlas (Maroc) tandis que le géologue allemand Paul Bochardt
dans un livre qu’il publie en 1927, Platos Insel Atlantis, la localise
à proximité du chott el Hameina, en Tunisie. Un autre allemand l’archéologue
Herman envisage un autre site tunisien, le chott el Djerid, un vaste lac
asséché du Sahara, au sud de la Tunisie et la localise plus précisément
encore dans l’oasis de Ghlissia appelée aussi Rhelissia, Rhelissa, El
Adara ou Ghulaysiyah.

F. Butavand, dans La véritable histoire de l'Atlantide
(1925) et Léonce Joleaud (1880-1938) optent également pour la Tunisie
méridionale.

Un archéologue
très controversé Byron Kuhn de Prorok publie sur ce sujet deux ouvrages
Mysterious Sahara
(1929) et In Quest of Lost Worlds (1935)
et place l’Atlantide dans le Sahara algérien.

Cette hypothèse d’une Atlantide en Afrique du Nord est éminemment datée
du premier tiers du 20ème siècle.



4. Scandinavie, Allemagne et autres



Le nationalisme
et la fantaisie sont également partis prenants.

Olof href="http://www.cosmovisions.com/Rudbeck.htm">Rudbeck (1630-1702), un suédois,
dans Atland ou Manheim (Atlantica sive Manheim) (rédigé
de 1679 à 1702) cherche à démontrer que la Suède est l'Atlantide.

Jean-Sylvain Bailly (1736-1793), astronome, maire de Paris en
1789 et victime de la Terreur, avait publié en 1775, le premier tome de
son Histoire de l'Astronomie, dans laquelle il développe- ce qu’il
reprendra plus tard dans sa correspondance avec Voltaire : Lettres
sur l’origine des Sciences et sur celle des Peuples d’Asie
(1777)
– la théorie de Buffon selon laquelle la vie, et par voie de conséquence
l’espèce humaine, serait apparue sous les latitudes septentrionales. Les
textes anciens font état d’un peuple de l’âge d’or, les Hyperboréens,
qui auraient vécu dans une région tempérée et fertile et où nuit et jour
auraient eu une égale longueur de six mois. Peuple végétarien et pacifique,
et protégé d’Apollon, il aurait été à l’abri de la maladie et de la mort,
chaque individu pouvant vivre mille ans et décidant de lui-même de son
heure suprême. Bailly établit alors le mythe d’une race supérieure disposant
de "la science avancée d'un peuple ancien qui nous aurait tout appris
excepté son nom" : une Atlantide indo-européenne avant la lettre,
une civilisation mère établie dans le Spitzberg.

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Il n’en demeure
pas moins que les Hyperboréens, que les archéologues nomment Paléoesquimaux
vécurent dans l'Arctique canadien près de trois siècles avant l'arrivée
des Inuit.

Le pasteur allemand
Jürgen Spanuth (1907-1998), auteur de Das enträtselte Atlantis (L'Atlantide
déchiffrée)
paru en 1953, assimile l’Atlantide à l’île d’Helgoland
(la grecque Electris) en mer du Nord et l’orichalque à l’ambre que l’on
y extrayait en grande quantité.

Cette thèse
qui s’appuie sur l’aryanisme – elle naît dans l’Allemagne de 1933 - n’est
pas sans rappeler celle de Berlioux pour lequel les Atlantes sont des
celtes conquérants dont les hommes aux yeux clairs des montagnes d’Afrique
du Nord seraient les descendants.



5. L’hypothèse méditerranéenne : Crète : Théra ou Santorin



Les découvertes archéologiques faites en Méditerranée par Arthur
Evans (1851-1941) relancent l’hypothèse d’une Atlantide à l’ouest de l’Egypte,
confondue avec la civilisation minoenne et dont les anciens Grecs n’avaient
en définitive qu’une vague idée. Cet archéologue anglais découvre les
sites de Cnossos et de Phaïstos en Crète entre 1896 et 1903, les conflits
politiques ne facilitant pas ses recherches. Du royaume crétois du roi
Minos, on savait à peu près deux choses avec certitude : en premier
lieu, il s’agissait d’une civilisation évoluée et pacifique qui s’adonnait
au commerce sur toute la Méditerranée et peut-être au-delà ; ensuite
elle avait été brutalement anéantie.

En 1909, K.
T. Frost, enseignant à la Queen's University de Belfast dans un article
du Times, The Lost Continent, puis dans un ouvrage The Critias
and Minoan Crete
. Journal of Hellenic Studies (1913) réactualise
cette hypothèse : " S'il existe un rapport entre les récits
que nous possédons sur l'Atlantide et l'histoire de la Crète, il semble
presque certain que nous trouvons là un souvenir des Minoens... La description
d'Atlantis qui nous est donnée dans le Timée et le Critias, offre des
traits si typiquement minoens que même Platon n'aurait pu inventer de
tels détails, insoupçonnés à son époque. "


La civilisation minoenne qui se serait développée entre 2400
et 1500 av JC sur les îles égéennes de Crète et de Théra (aujourd’hui
Santorin) aurait été annihilée en 1470 av JC par la violente explosion
d’un volcan formant une caldeira, déployant une nuée ardente de gaz et
de cendre et provocant un tsunami.

Cette thèse est soutenue à partir de 1969, par l'anglais J.V. Luce dans
The End of Atlantis: New Light on an Old Legend, par le sismologue
grec A.G. Galanopoulos et par E. Bacon, Atlantis: the Truth behind
the Legend
.

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Les jeux
se référant à l’Atlantide




On peut constater
que toutes les localisations prétendues ont été envisagées dans le jeu
vidéo pour lequel, si tel n’est pas le cas, l’Atlantide est un aboutissement
après la traversée par le héros de sites liés aux civilisations disparues.
Notons encore que celles-ci peuvent être le lieu unique du jeu (c’est
par exemple le cas pour Stonehenge dans Arcane comme dans
Celtica). Il faut aussi remarquer que la plupart des jeux
retiennent la théorie ufologique pour ce qui concerne les Atlantes.



1) Indiana Jones
and the Fate of Atlantis
(version CD 1992)



Indiana Jones revenge of the ancients

Editeur et développeur : U.S.Gold / Lucasfilm Games & LucasArts
Ent.Company

Support : DOS, Amiga

Point-n-Click, Fantastique

Aventure

Programmation: Michael Stemmle, Ron Baldwin, Tony Hsieh, Sean Clark
et Bret Barrett

Graphisme: James Alexander Dollar, William L. Eaken, Mike Ebert, Avril
Harrison, Collette Michaud, Anson Jew, Jim McLeod ... Couverture: William
L. Eaken ; Musique Amiga: Peter McConnell

Format: iMUSE (Electronic Music System)

Abandonware

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Les destinations 

L’aventure d’Indiana
Jones se déroule sur les sites archéologiques d’Iceland (hypothèse nordique),
de Tikal (qui réapparaîtra dans Ni.Bi.Ru.), aux Açores,
dans le Sahara algérien pour s’achever en Crète (Théra et archipel du
Santorin) où est retrouvée l’Atlantide futuriste mais en ruines.



Les références

Le jeu s’appuie
sur une connaissance des dialogues de Platon aussi bien que sur les découvertes
récentes de l’archéologie. De Platon, il faut retenir au moins deux aspects :
la manière abrupte dont se termine le Critias, ce qui permet aux
scénaristes d’envisager l’existence d’un dialogue disparu et en Atlantide,
les gisements d’orichalque, interprétés ici comme un substitut de l’uranium.
Celui-ci qui se présente sous forme de perles conduira Indy au Sahara
et à Tikal, établissant ainsi la liaison entre les différents sites.



Le synopsis

Les Nazis du
Troisième Reich (Klaus Kerner) sont eux aussi à la recherche de ce précieux
métal et sur le point d’en découvrir les secrets, dans des desseins peu
philanthropiques. L’objectif d’Indiana consiste donc à arriver avant eux
en Atlantide.



Les thèses

Les lieux visités
par Indiana Jones sont tous en rapport avec le mythe de l'Atlantide :
Tikal (Guatemala), archipel des Açores et de Santorin, Iceland (Helgoland ?)
dans un scénario qui s’efforce d’établir une synthèse entre des thèses
a priori contradictoires concernant l'Atlantide.



2) Ark of Time
(1996/1997)



Développeur: Trecision

Interplay (PC Version Europe)

Editeur: International Computer Entertainment (ICE)/ Project 2 Interactive
(PSX Version)

Koei (PC Version U.S.)

Design: Edoardo Gervino

Point-n-Click, 3D

Troisième personne

Grande aventure, enquête, mystère, voyage dans le temps

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Les destinations 

Richard Kendall à la recherche d’une mission culturelle disparue lors
d’une expédition sous-marine dans l’Atlantique alors qu’elle recherchait
la cite mythique d’Atlantide est appelé à côtoyer les vestiges des civilisations
disparues : Caraïbes, Algérie et Sahara, île de Pâques, Stonehenge,
Yucatan, Atlantis.



Les références

Ce jeu de 1996
anticipe un parcours qui réapparaîtra dans d’autres jeux d’aventure. Il
fait allusion ou utilise le manuscrit de Colomb, des hiéroglyphes et sur
le site des fouilles archéologiques deux statues établissent un lien avec
d’une part Stonehenge, d’autre part l’île de Pâques. Interviennent encore
d’autres traditions comme celle du Vieil Homme de la Montagne (Sahara)
ou le mythe des dieux tombés du ciel. A noter la présence d’objets sculptés
dans un matériau étrange : le magnetium (faut-il y voir un succédané
de l’orichalque ?).



Le synopsis

L’objectif de
Richard Kendall consiste à libérer Helen et le professeur prisonniers
d’Atlantis. Le thème de contemporains gardés captifs dans cette cité se
retrouvera ailleurs.



Les thèses

Le mythe de
l’Atlantide est ici envisagé de façon plus ludique que culturel et entremêle
non seulement les thèses parfois contradictoires, mais encore des thèmes
en tous points étrangers. Le recours à des artefacts tel que cube en cristal,
masques de pierre ou médaillons pour ne citer que quelques exemples ou
à des passages secrets nombreux contribuent à ne faire de l’Atlantide
qu’un prétexte.



3) Timelapse : Civilisations Anciennes
(1996)



Timelapse: A Quest for the Mythical Atlantis

Editeur: GTE Entertainment / Cyberflix

Version française

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Les destinations 

A la recherche
de l’archéologue Alexander Nichols, spécialiste de l’Atlantide qui a acquis
la certitude qu’il existait un lien entre les civilisations disparues,
vous partez sur ses pas dans une aventure qui va vous mener à explorer
une pyramide et un temple égyptiens, trois temples et un site maya du
Yucatan, un pueblo et une kiva anasazis (un peuple amérindien constructeur,
établi à l’origine entre le sud du Colorado et la zone supérieure du Rio
Grande, probablement descendants des Aztèques), un site archéologique
sur l’île de Pâques et une cité futuriste assimilée à l’Atlantide.



Les références

Elles sont très
éloignées de Platon et beaucoup plus proches de Von Däniken, puisque le
jeu est basé sur le postulat que toutes les anciennes civilisations trouvent
leur origine dans l’Atlantide. Les références culturelles véritables ou
fantaisistes sont nombreuses : les caractères graphiques ou les systèmes
numériques (égyptiens, mayas, anasazis), les références religieuses ou
symboliques (Egypte, Anasazis), le foisonnement animalier (réel ou symbolique) :
scarabée (effigie), crocodile, serpent (Égypte), abeille (effigie), serpent,
coyote, ruche, oiseaux (Anasazi), grenouille (effigie), caméléon, araignée
verte et araignées rouges (jeu), singe, jaguar, lézard (représentations) ;
grenouille, araignée et scorpion (jeu), lézard (statuette) (Maya), dauphins
(effigie) (Atlantide) effacent l’absence de vraisemblance du scénario.



Le synopsis

Le personnage
effectuera ce parcours obligatoire au sein de quelques civilisations disparues
pour l’achever en Atlantide dans une cité d’une grande modernité à la
technologie avancée où il s’opposera à un cyborg à cristaux rechargeables
dans une chambre de stase pour tenter d’obtenir la libération de son ami
Nichols.



Les thèses

Timelapse
tient plus d’un hymne à la nature y compris dans le dernier lieu pourtant
hautement technologique qu’à une approche rationalisée de l’Atlantide.
Les sites au demeurant sont cloisonnés comme si la synthèse n’avait pu
être effectuée par les auteurs. Le passage de l’un à l’autre s’effectue
par le biais de boutons portant une effigie et ouvrant un portail temporel.
Les données basiques afférentes à chaque site demeurent cependant, conférant
à ceux-ci leur unité propre : moai et lave de l’île de Pâques, papyrus,
tablettes hiéroglyphiques, sarcophage et mythologie égyptiens, calumet,
poteries, fresques animalières et esprit sur les terres indiennes, stèles,
crânes et temples maya. Le recours à la technologie ou aux avancées scientifiques
demeurent cependant comme un fil d’Ariane : boîtes génétiques, portails
temporels, contacteurs sur le pilier d’un temple égyptien, boule extratemporelle
permettant d’interroger les dieux, plaques actives et fresques sonores,
mécanismes sophistiqués dans les temples maya conduisent presque naturellement
à la civilisation robotisée des Atlantes.



4) Beyond Time (1997)



Obelisk (1995)

Jones Square Multimedia

Dreamcatcher Interactive

Point-n-Click, Puzzle, Science fiction, 3D

Première personne

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Les destinations 

Des objets appartenant
au patrimoine de l’humanité se sont mystérieusement évanouis dans la nature :
la Pietà de Michel-Ange au Vatican, la statuette de Seti I au musée du
Caire, la Joconde au Louvre … L’enquête conduit le héros à visiter le
temple d’Osiris dans les ruines d'Abydos (nom grec de l’égyptien Abdou,
ville de Haute Egypte), la cité maya de Tikal, un palais tibétain à Lhassa
et les ruines sous-marines d’Atlantis (ainsi que dans une station spatiale).



Les références

Numération et
mythologie égyptiennes sont une fois de plus mises à contribution (Isis,
Osiris, Anubis, Horus aux côtés d’une Grande Prêtresse) ainsi que mandala
et Bouddha chez les moines tibétains. La symbolique ésotérique des quatre
éléments (air, feu, eau, terre) côtoie des glyphes pour les quatre directions
(nord, est, sud et ouest).

Reviennent aussi
quelques grands thèmes de la littérature occulte : Le livre des Morts,
Akhenaton, Sakkarah, l’Oeil d’Horus etc.

Enfin on accède
à Atlantis au moyen d’un ascenseur et d’une soucoupe sous-marins.



Le synopsis


Des amateurs
d’art venus du futur vous conduisent à fréquenter des civilisations du
passé à la recherche des cristaux qui donnent les coordonnées permettant
d’emprunter des portails temporels commandés par des consoles.



Les thèses

Comme dans Timelapse,
l’un des principes des jeux vidéo de ce type est de situer l’action dans
un site antique en introduisant de la technologie contemporaine (ici des
projections vidéo rendues possibles par l’insertion de cristaux). En outre
ce jeu ne se démarque réellement ni de Timelapse, ni de Jewels
of the Oracle
hormis par le fait qu’il est de moindre qualité.



5) The Journeyman Project 3 : L'héritage du temps / Legacy
of Time
(1998)



Editeur: Red Orb Entertainment/ Sanctuary Woods

Développeur: Presto Studio

Support: pc-mac-dvd

Point-n-Click

Aventure première personne Vision 360°

Science fiction, Fantastique Grande aventure, Enquête



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Les destinations 

Legacy of
Time
va transporter Gage Blackwood, un voyageur dans le temps qui
répare des dysfonctionnements temporels, sur trois sites chargés d’histoire :
en name=Mediterranee>Méditerranée (Atlantis),
dans la name=Cordillere>Cordillère des Andes (Eldorado)
et dans l’Himalaya (temple bouddhiste de Shangri-La).




Les références

D’emblée dans
cette aventure futuriste, le personnage se trouve confronté aux extraterrestres
dont il n’a donc plus à faire la preuve de l’existence contrairement à
la majorité des autres jeux mettant en scène l’Atlantide.



Le synopsis


The Journeyman
Project 3
est à part car il ne s’agit pas d’une recherche de l’Atlantide
à proprement parler puisque l’Atlantide fait partie des destinations normales
de Gage Blackwood. Dans Legacy of Time, Gage devra capturer le
saboteur, collecter des artefacts abandonnés par une ancienne civilisation
alienne et protéger la Terre d’une invasion d’extraterrestres belliqueux.



Les thèses

Outre le fait
qu’on ne puisse pénétrer dans le temple atlante qu’en étant soi-même Atlante
et possesseur d’un sceau, il faut constater que les clés de la connaissance
sont ici détenues par un shaman andin et par un lama tibétain entre autres.
L’allusion à l’absence de maladie donc longévité extrême (fontaine de
Jouvence, vie éternelle ?) qui est toujours sous tendue dans le mythe
de l’Atlantide apparaît dans l’eau de guérison destinée cependant à l'arbre
à vœux.