Il intègre ma liste à venir, car c’est vraiment un jeu qui m’a marqué à l’époque, lorsque je l’ai découvert à la fin des années 90. Il est relativement court, mais tellement marquant.
J’adore ce type de jeux, à la fois dérangeants et fascinants. Il nous plonge dans une succession de trois nouvelles secondaires, qui viennent s’entrelacer avec l’histoire principale, en alternant les points de vue (victime et bourreau).
Son approche très expérimentale en a fait un véritable OVNI du jeu vidéo des années 90, et ce qui est assez fou, c’est qu’il reste aujourd’hui encore étonnamment moderne. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, mais What Remains of Edith Finch m’a immédiatement reconnecté à des souvenirs de ce jeu, à travers ces émotions insidieuses et progressives que j’avais ressenties à l’époque. Même si WRoEF est bien plus mélancolique, là où TDE se montre plus froid, plus macabre.
On savait faire des jeux puissants à cette époque, largement aidé ici par Edgar Allan Poe pour le scénario. Un peu comme la musique des années 80 : un sacré mélange de styles, d’influences et d’expérimentations, qui certes donnait naissance à des œuvres imparfaites, mais qui marquait au fer rouge la mémoire.
