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Ecoquest Le Secret de la Cité Engloutie
Développeur Sierra
Éditeur Sierra
Distributeur Coktel Vision
Date 1er jan 1991
Genre Educatif / Junior
Vue 3e personne 3D
Série Discovery
Compatibilité DOS / ScummVM / Windows XP / Vista / Windows 7 / Windows 8 / Windows 10
Plateforme(s) PC
Gameplay Point & Click
Test par Heimdall
En 1991, nous étions en plein âge d'or du jeu d'aventure. Sierra dominait le
marché avec des séries bien implantées (King Quest, Police Quest, Leisure
Suit Larry...) mais LucasArts, en quelques jeux seulement ((Maniac Mansion,
Indiana Jones, Monkey Island...) lui ravit la couronne. Dès lors, une
concurrence acharnée entre les deux sociétés donnera naissance à de nombreux
titres. Certains deviendront des jeux cultes, d'autres tomberont dans l'oubli.
EcoQuest fait partie de ces derniers. Nous verrons dans ce test si cela est
justifié.

Le petit Adam Boisvert, blondinet de 10 ans, et son père viennent d'emménager
dans une maison en bord de mer. Le père, scientifique et militant écologiste,
soigne les animaux victimes de la pollution et mène parallèlement des
recherches pour la création d'un produit capable de dissoudre les hydrocarbures
en milieu marin. Adam aide son père en soignant un dauphin retrouvé pris au
piège dans un filet de pêche. Quelle n'est pas sa surprise de découvrir que
ce dernier est capable de parler ! Delphineus, c'est son nom, lui explique qu'il
est à la recherche de Cétus, le roi baleine. Sans lui, le royaume d'Eluria
court un grave danger. Une étrange matière verte rend malade les poissons et
Carnivore, la raie devenue folle, attaque ses congénères sans raison.
N'écoutant que son cœur, Adam décide d'aider le dauphin dans sa quête...

EcoQuest est destiné aux enfants de 8 à 13 ans. Son scénario, s'il est par
certains côtés naïf et empli de bons sentiments, n'en est pas niais pour
autant. Son but non dissimulé est de sensibiliser les enfants aux problèmes
écologiques (un message qui reste encore pertinent aujourd'hui). Il le fait de
manière intelligente en distillant des informations pédagogiques au cours
d'une aventure à la fois drôle et héroïque, et remplie de personnages
secondaires très attachants. À noter que cette histoire a été co-écrite par
Gano Haine et Jane Jensen. Si le premier nom ne vous dira certainement rien, le
second appartient à la scénariste de Gabriel Knight, qui signe ici sa toute
première participation à un jeu Sierra.

EcoQuest utilise la très classique interface Sierra. Pour interagir avec
l'environnement, le joueur doit d'abord sélectionner une icône dans une barre
située en haut de l'écran. En plus des actions habituelles (marcher, regarder,
utiliser/prendre et parler) une icône « recyclage » permet à Adam de
ramasser les détritus et de nettoyer les fond marins. Il est possible de faire
défiler les icônes avec le bouton droit de la souris, ce qui évite d'avoir
recours au menu en haut de l'écran. L'inventaire dispose également d'une barre
spécifique pour utiliser et combiner les objets. Cette interface n'est pas
compliquée en soi mais paraîtra archaïque au joueur actuel. Le nombre de
clics nécessaire à une action pourra sembler superflu et ralentir quelque peu
le rythme de la partie. De plus, le curseur manque de précision. Il n'est pas
toujours facile de déterminer avec quelle partie de l'icône il faut cliquer
sur l'objet visé.

Après une dizaine de minutes passées à dompter cette interface rétive, vous
pourrez vous concentrer sur les énigmes. Celles-ci sont simples dans l'ensemble
et ne devraient guère vous poser de problèmes. Toutefois, pour un enfant de 8
à 13 ans (auquel le jeu est destiné après tout), le niveau de difficulté est
tout à fait satisfaisant. Les énigmes sont logiques et nécessitent d'être
attentif aux dialogues pour être résolues. Elles abordent la plupart des
menaces écologiques, des plus graves (marée noire, stockage de déchets
toxiques) à celles qui sembleront plus triviales, mais qui concernent
finalement le plus de monde, comme les sacs plastiques ou les ballons que les
tortues avalent et s'étouffent, en les prenant pour leurs proies. Le jeu est
assez court et pourra être terminé en 5 heures environ par un joueur
confirmé.

Bien que destiné à un public jeune, EcoQuest a bénéficié d'une réalisation
tout à fait conforme aux standards de qualité de l'époque. Graphiquement,
c'est mignon et coloré. Certains décors, comme la cité antique d'Eluria, sont
très réussis. Dans l'ensemble, si l'on met de côté une faible résolution
d'écran, le jeu reste agréable à regarder, même pour un joueur qui le
découvrirait aujourd'hui. Côté son, les musiques sont sympathiques, mais sans
plus. Il semblerait qu'une version CD du jeu existe avec des voix digitalisées,
mais ce test a été réalisé à partir d'une version disquette, où les voix
sont absentes. Les textes sont intégralement traduits dans un français de
bonne facture.

EcoQuest est un jeu qui mériterait plus de reconnaissance. Certes, il est court
et il ne vous occupera pas plus d'une après-midi ou deux, mais ce sera du temps
agréablement passé. Si vous avez des enfants, c'est un jeu parfait pour leur
faire découvrir le jeu d'aventure. Jouez-y avec eux en maniant la souris et
laissez-les résoudre les énigmes. Et si vous n'avez pas d'enfant, laissez-vous
tenter quand même !

En détail
+ + Pédagogique tout en restant ludique
+ Parfaitement adapté à son public
+ Jolis graphismes pour l'époque
- - Un peu court
Graphisme
15 /20
Les décors, mignons et colorés, ont plutôt bien vieilli dans l'ensemble.
Jouabilité
13 /20
L'interface d'une autre époque et le curseur peu précis nécessitent un temps d'adaptation.
Scénario
15 /20
Une histoire simple, mais pas simpliste, qui réussit à sensibiliser le public sur l'écologie, la faune et la flore sous-marine, tout en n'oubliant pas d'être un jeu.
Son
11 /20
Les musiques sont gentillettes, mais pas inoubliables.
Intérêt général
15 /20
EcoQuest possède un capital sympathie certain et mérite votre attention. Le jeu est court, mais très agréable.