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Test de Dreamfall - Planète Aventure
Plan�te Aventure
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Dreamfall The Longest Journey
Développeur Funcom
Éditeur Funcom
Distributeur Micro Application
Date 12 mai 2006
Genre SCI-FI / Fantastique
Vue 3e personne 3D
Série The Longest Journey
Compatibilité Windows XP / Vista / Windows 7 / Windows 8 / Windows 10
Plateforme(s) PC | Xbox
Gameplay Point & Click / QTE
Test par Makidoo
L’action de Dreamfall commence à Casablanca en 2219, 10 ans après les évènements qui se sont produits dans le sublime The Longest Journey. Le joueur suivra dans la majeure partie du jeu les traces de Zoë Castillo, une jeune femme de 20 ans désœuvrée vivant chez son père. Le jeu sera d’ailleurs un immense flash back, puisque les évènements sont relatés par Zoë, alors dans le coma…

Rupture totale avec son prédécesseur The Longest Journey, Dreamfall est en full 3D, et le système du point & click laisse place à une jouabilité avec le couple clavier/souris, ou bien avec un pad. Personnellement, j’ai largement préféré y jouer au pad (correctement configuré), le gameplay y est beaucoup plus fluide et intuitif. On sent quand même que cette interface a malheureusement privilégié le profil console (le jeu sortant également sur Xbox).

Les décors sont très beaux, assez stylisés, mais graphiquement réussis. Les personnages sont correctement modélisés, même si certains sont un peu moins réussis que d’autres. Les fans du premier opus seront ravis de retrouver April Ryan, avec laquelle on aura l’occasion de jouer, on aura également l’occasion de jouer un troisième personnage, Kian Alvane (assez peu ceci-dit).

Autre rupture avec son prédécesseur, Dreamfall propose beaucoup de scènes d’infiltration, et également quelques combats…Et c’est là que la bât blesse, car en terme d’énigmes propres au jeu d’aventure, il va falloir les chercher…

Si les combats n’ont que peu d’intérêt (quitte à mettre du combat, autant y aller franchement, en proposant des combos un peu plus sophistiqués que 2 coups et une parade ; d’ailleurs si vous avez une manette, je ne saurais que vous conseiller une fois encore de jouer les combats avec celle-ci… !), les phases d’infiltration sont nombreuses et parfois très, très pénibles…

En effet, le cinquième chapitre ne propose quasiment que cela, et certains passages pourront se révéler redondants et décourageants (pour ma part en tout cas…). J’ai failli abandonner le jeu après avoir tourné des heures durant dans les souterrains abritant un énorme troll peu sympathique… ! On alterne dans ce chapitre entre Zoë essayant de déjouer la vigilance de robots, puis on se coltine des trolls avec April, une fois terminé, on se dit que ouf, c’est enfin fini, mais non, on remet ça une fois de plus avec Zoë… ! Si ces phases peuvent plaire à un certain public, elles m’ont, pour ma part, franchement barbé…Elles ne sont, certes, pas d’une difficulté insurmontable (à la difficulté du passage du gros troll poilu s’ajoute tout de même celle de l’orientation dans des couloirs qui se ressemblent tous…), mais elles ont un intérêt là encore réduit…

Les énigmes sont donc quasiment inexistantes, les phases de hacking avec le téléphone portable high tech de Zoë se résument à des exercices de rapidité assez simples. On se retrouve la plupart du temps à devoir aller chercher un objet A, à remettre au personnage 1, qui va ensuite demander que l’on porte l’objet B au personnage 2, et ainsi de suite…Ou encore certains chapitres se résument à suivre tel personnage qui va nous emmener en tel lieu pour parler avec tel autre personnage… Il reste tout de même 2 ou 3 énigmes classiques, dont une musicale à laquelle il faut franchement prêter l’oreille avant même de savoir qu’une énigme de ce type suivra (j’ai dû recharger une sauvegarde pour réécouter le passage en question, pas véritablement pratique…). On ne récoltera que peu d’objets, quelques associations seront nécessaires mais rien de bien folichon. Notons que le focus field (cône de vision) sera indispensable pour résoudre certains passages, encore faut-il avoir la présence d’esprit de l’utiliser, je ne saurais que trop conseiller de l’utiliser régulièrement.

La full 3D permet une certaine liberté de mouvement, malheureusement assez factice puisque les passages dans lesquels on peu se diriger aléatoirement n’offrent aucun intérêt particulier, si ce n’est le plaisir de flâner dans le décor, et que les 3 personnages que l’on dirigera seront plutôt confinés dans des décors qui se résumeront à des couloirs aboutissants sur différents lieux à l’espace réduit.

La rupture avec The Longest Journey est donc totale, si ce n’est le scénario (très bon, fort heureusement), qui donne au joueur l’envie de connaître la suite. On retrouve certains lieux du premier opus, Newport, le Fringe, Marcuria. L’ambiance de Dreamfall est par ailleurs beaucoup plus sombre que The Longest Journey, la magie et la féerie du premier opus ont quelque peu disparu, laissant place a une intrigue plus adulte. L’humour reste présent par petites touches, la scène de l’ascenseur au Japon prête à sourire, et on a également le plaisir de retrouver Crow, qui rajoute une note humoristique avec ses répliques qui font mouche.

Le découpage du jeu est très réussi, on a là un montage quasi cinématographique, rythmé, soutenu et haletant, c’est ce qui fait la force de Dreamfall. Notons que certaines scènes et passages du scénario rappellent quelques oeuvres cinématographiques, telles qu’Akira, The Ring, Ghost In The Shell. On peut également penser au chapitre « la Demeure » de Sanitarium, jeu d’aventure atypique, en ce qui concerne l’univers stylisé de « Winter ». A cela s’ajoutent des mouvements de caméras très soignés, ainsi que de belles cinématiques, soutenues par de beaux passages musicaux. C’est ce qui favorise l’immersion dans le jeu, mais certainement pas les quelques combats (dont certains peuvent fort heureusement être évités par un choix de réponses), ni les (trop) nombreuse phases d’infiltration.

Le doublage est également très réussi, même si j’ai préféré pour ma part écouter les voix originales anglaises, ne serait-ce que pour l’accent so brittish de Zoë… ! Il n’est pas nécessaire de signifier que, tout comme dans The longest Journey, les dialogues sont très nombreux, et fort heureusement réussis (même si le choix des réponses n’influe que très peu sur la continuité de l’aventure, si ce n’est éviter un ou deux combats).

La durée de vie peut être assez longue, si comme moi vous restez bloqué quelques temps dans certains passages d’infiltration, mais ce ne sont pas les énigmes qui vous empêcheront d’avancer…

Dreamfall pêche donc par son manque d’appartenance au jeu d’aventure type, on retrouve là ce qui faisait défaut dans le Manuscrit de Voynich, un jeu hybride qui propose trop de diversité de type de jeu, dont aucune phase n’est véritablement aboutie (peu ou pas d’énigmes, de l’infiltration et des combats assez basiques). Heureusement que son scénario (plutôt complexe ceci dit) et son rythme sauvent la mise, car si ce n’était pas la suite d’un des plus beaux jeu d’aventure conçus à ce jour, Dreamfall n’aurait pas réellement sa place sur ce site.

Ce test de Makidoo provient du Sanctuaire de l'Aventure, qui a fermé ses portes en septembre 2009