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Monkey Island 2 : LeChuck's Revenge
Développeur LucasArts
Éditeur LucasArts
Distributeur UbiSoft
Date 1er jan 1991
Genre Humour / Piraterie
Vue 3e personne 2D
Série Monkey Island
Compatibilité ScummVM / DOS
Plateforme(s) Amiga | Mac | PC
Gameplay Point & Click
Test par Makidoo
Un an après " The Secret of Monkey Island ", revoilà notre jeune " Tripouille " en vadrouille ! (admirez la rime)
Et il a plutôt réussi après son premier périple, car le voilà plein aux as ! Mais pas pour longtemps car l’ignoble Largo va lui en faire voir de toutes les couleurs…

"Le Chuck’s Revenge " est une suite véritablement réussie, en effet, les graphismes ont évolué (plus colorés, plus riches, plus détaillés), la musique, de plus en plus reggae, accompagne magistralement les différentes saynètes, l’histoire est tout aussi palpitante que délirante (elle ne le sera d’ailleurs jamais autant que dans cet épisode), et les énigmes… alors là, il va falloir s’accrocher !…

Et voilà notre bon vieux Threepwood, jeune pirate confirmé (enfin, il est un peu le seul à le penser !) qui va s’embarquer dans une nouvelle aventure pleine de péripéties.

En effet, ce jeu réserve une multitude de difficultés qui auront de quoi taquiner le joueur d’aventure le plus retors ! Il va falloir faire montre d’ingéniosité et d’imagination perverse pour en venir à bout…
Les développeurs ( avec toujours Ron Gilbert en maître d'oeuvre) s’en sont donné à cœur joie, autant par le niveau assez élevé des énigmes que par leur absurdité (parfois) ! Ceci est dû notamment à l'inventaire qui peut assez rapidement se retrouver surchargé d'objets en tous genres dont on ne sait plus que faire !
Jamais d’ailleurs le non-sens et la loufoquerie n’auront été à ce point associés avec autant de grâce ! (à part peut-être dans le très réussi " Day of The Tentacle ").

Car comment rester de marbre devant ce Guybrush déguisé avec une robe rose bonbon pour se rendre à une petite " sauterie ", ou bien devant ce concours de crachats mémorable, ou encore devant ce chien dénommé…Guybrush, ce cuisinier acariâtre, ce morceau de carte très capricieux, cet os déterré dans le cimetière (merveilleuse parodie des films d'horreur !), ce LeChuck et son slip qui dépasse, j’en passe et des meilleures !

Quelle(s) substance(s) ont bien pu prendre les concepteurs du jeu pour en arriver à un tel délire d’absurdité hilarante ? !
En tout cas, c’est sous la gouverne du capitaine " Dread ", sur un fond de " reggae ", et avec une bien-aimée qui se nomme " Marley " (aucun rapport avec le chanteur…) que nous pouvons nous envoler vers les délices des caraïbes !

L’histoire prendra d’ailleurs sur la fin du jeu un tournant assez improbable -annoncé déjà par l’apparition des parents de Threepwood et une danse macabre surprenante- avec des anachronismes qui semblent arriver comme un cheveu sur la soupe :
Que viennent faire ces livreurs et leur camion, ou encore ce décor moderne, ces ascenseurs, ces barrières de travaux, ce téléphone en pleine jungle (bien pratique quand même pour appeler les gars de Lucas Arts !), ce parc d’attraction ultra sophistiqué, dans une histoire censée se passer il y a plus de 3 siècles ? !

On ne sait pas vraiment (même si plusieurs ont une théorie là-dessus, allez donc lire l’avis de Monkey Island 3, tiens !), et ce n’est pas franchement grave, car cela donne une ambiance totalement loufoque ; c’est du pur délire, et c’est très bien comme ça !
Alors oui, on peut philosopher et dire que les concepteurs, à l’instar de certains peintres et artistes du début du 20ème siècle, ont voulu nous dévoiler l’envers du décor, nous dire que, finalement, tout cela n’est qu’un jeu, rien de plus…Mouais, n’allons pas chercher trop loin et laissons-nous divaguer dans ce délire ; en bref : jouons le jeu !

Euh, les défauts me direz-vous ? Et bien il n’y en a pas vraiment, car l’histoire, l’ambiance, les personnages, la musique, tout concoure à une parfaite réussite.

On peut simplement noter que les très beaux graphismes en 2D façon " cartoon " ont un peu vieilli, ou encore que les magnifiques énigmes sont peut-être parfois un peu trop retorses…(vous avez quand même le choix entre 2 niveaux de difficulté). Mais, cerise sur le gâteau, la durée de vie de ce jeu est énorme, justement, vu le niveau de difficulté, mais aussi par la richesse des lieux visités et des actions à entreprendre. Et surtout, qu’est ce qu’on se marre ! !

Alors, si vous hésitez encore un tant soit peu à tenter l’aventure Monkey island, n’hésitez pas, essayez " LeChuck’s Revenge ", et après, après seulement, vous pourrez reprendre une activité normale.


Ce test de Makidoo provient du Sanctuaire de l'Aventure, qui a fermé ses portes en septembre 2009