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Test de Indiana Jones and the Fate of Atlantis - Planète Aventure
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Indiana Jones and the Fate of Atlantis
Développeur LucasArts
Éditeur LucasArts
Distributeur LucasArts
Date 1er juin 1992
Genre Humour / Aventure / Atlantide
Vue 3e personne 2D
Série Indiana Jones
Compatibilité DOS / ScummVM / Windows XP / Vista / Windows 7 / Windows 8 / Linux
Plateforme(s) Amiga | Mac | PC
Gameplay Point & Click
Test par Guidoflap
Indiana Jones and the Fate of Atlantis, sorti en 1992, fait suite à Indiana Jones and the last Crusade, paru trois ans plus tôt. Or, si ce dernier reprenait le scénario du film du même nom (dernier opus de la trilogie de Steven Spielberg et George Lucas), The Fate of Atlantis repose, lui, sur une histoire originale.

Le jeu s’ouvre sur un générique interactif dans lequel Indy visite Barnett College du grenier à la cave, le tout sur une musique où l’on n’aura aucun mal à reconnaître le thème composé par John Williams. D’emblée, le ton est donné et l’on reconnaît la touche LucasArts de la grande époque, à savoir un goût prononcé pour un humour exploitant fréquemment des situations incongrues voire impossibles. Avec un Indiana Jones qui, tout archéologue qu’il est, possède un je-ne-sais-quoi de Charlie Chaplin ! L’humour est donc présent, même s’il est moins débridé que dans d’autres productions LucasArts de la même époque (Monkey Island 2 ou Day of the Tentacle, par exemple). Un humour un peu trop déjanté aurait en effet desservi le personnage d’Indiana Jones qui tente de rester, après tout, un scientifique !

À la fin de cette séquence d’introduction, le héros trouve ce qu’il cherchait : une étrange statuette. Indy rejoint alors le fidèle Marcus qui est en compagnie d’un personnage, lui aussi très intéressé par le mystérieux artefact. À tel point que ledit personnage s’en empare et file illico par la fenêtre ! Chose inquiétante, ce dernier se révèle être un agent nazi. Nous voilà donc plongés, une fois de plus, dans les troubles années d’avant-guerre. Dans cet imbroglio, la piste de l’Atlantide apparaît rapidement. Indiana Jones voit plutôt dans l’Atlantide un mythe mais… si ce n’était pas le cas ? Il ne faut donc pas courir le risque de voir le IIIe Reich entrer en possession des secrets que pourrait receler cette fabuleuse cité… Ironie du sort, la seule spécialiste de l’Atlantide disponible sur le continent américain est Sophia Hapgood, qui est à la fois la fille d’un ancien mentor d’Indy et l’une de ses anciennes conquêtes ! (Ceux qui connaissent la trilogie cinématographique ne s’y tromperont guère : le personnage de Sophia Hapgood ressemble fort à celui de Marion Ravenwood dans Les Aventuriers de l’Arche perdue.)

L’Atlantide, on le sait, est une invention de Platon (427-348 av. J.-C.) qui, dans le Critias et le Timée use de cette métaphore pour soutenir son argumentation. Ces deux œuvres philosophiques se présentent sous la forme de dialogues entre Socrate et trois interlocuteurs : Timée, Critias et Hermocrate (l’interlocuteur principal donnant son nom au titre). Il manquerait donc un troisième dialogue où, après Timée et Critias, Hermocrate aurait eu la part belle. Un bref passage du Critias semble l’annoncer mais, précisons-le tout de suite, il n’est absolument pas prouvé que Platon l’ait un jour écrit ! Mais bon, The Fate of Atlantis n’a aucunement pour objet de nous prouver l’historicité de l’Atlantide, mais simplement de nous divertir ! Or, l’œuvre connue de Platon ne permettant aucunement de confirmer la réalité de l’Atlantide, c’est sur ce très hypothétique "Dialogue perdu de Platon" que les scénaristes du jeu ont donc choisi de rebondir, en supposant qu'il puisse contenir quelques informations plus concrètes. En outre, après être parti en quête de l’Arche d’Alliance et du Graal, force est de reconnaître que l’Atlantide manquait au palmarès du Docteur Jones ! Voilà donc notre archéologue lancé sur les traces de ce mystérieux dialogue…

Le jeu est pour le moins dépaysant. Les États-Unis, l’Islande, le site maya de Tikal au Guatemala, les Açores, l’Algérie, Monte-Carlo, la Crète, la mer Égée et ses îles sont autant de lieux que l’on pourra visiter. Sans oublier la destination finale : la fabuleuse Atlantide ! Après tout, rien de plus normal car on imagine mal un Indiana Jones qui n’aurait pas la bougeotte !

L’aventure s’articule en trois temps :

1. Le recherche du Dialogue perdu de Platon, qu’Indiana Jones réalise en compagnie de Sophia Hapgood.
2. La recherche de l’Atlantide où le joueur visitera les avant-postes de la cité mythique au cours d’un périple en Méditerranée. Chose à noter : cette phase peut être jouée de trois manières différentes. Le choix s’effectue lors d’une conversation entre Indy et Sophia, à la fin de la première phase. Indy pourra choisir de continuer à se faire accompagner par Sophia Hapgood, d’opérer en solo, ou de choisir une troisième voie plus « musclée », également en solo (en fait, il s’agira de boxer de temps à autre quelques méchants en plus des énigmes). Selon le choix, les lieux visités et les énigmes seront sensiblement différents. The Fate of Atlantis est donc gratifié d’une durée de vie plutôt conséquente. (Petit conseil : faire une sauvegarde juste avant de choisir, ce qui permettra de choisir une autre voie sans refaire la première phase.)
3. L’Atlantide, où il s’agira de mettre un terme au plan des nazis.

Les énigmes sont nombreuses et très bien conçues. Fondées la plupart du temps sur la collecte et l’utilisation d’items, elles restent logiques bien que certaines ne soient pas évidentes. Pour autant, le joueur n’est pas confronté à des énigmes extravagantes du genre de celles que l’on peut rencontrer dans Monkey Island 2 : LeChuck’s revenge, autre jeu LucasArts sorti à peu près à la même époque. Je n’ai noté que deux ou trois passages qui pourront apparaître quelque peu fastidieux à certains (je pense en particulier à ceux où Indy devra apprendre à naviguer à bord d’une montgolfière ou d’un sous-marin).

Le gameplay, quant à lui, est plutôt aisé. The Fate of Atlantis est un pur point & click. L’inventaire est accessible directement au bas de l’écran, de même qu’une série d’actions possibles (« prendre », « utiliser », « pousser », « parler », etc.). La prise en main est donc très rapide.

Il serait totalement absurde de critiquer, aujourd’hui, les aspects techniques d’un jeu sorti au début des années 1990. Je me contenterai de préciser que les restrictions techniques de l’époque (résolution graphique, son) ne doivent surtout pas masquer les très grandes qualités de ce jeu. Notons tout de même que The Fate of Atlantis, conçu pour fonctionner sous DOS, risque de rencontrer des problèmes de compatibilité avec les systèmes récents. Il faudra donc recourir à l’ingénieux logiciel ScummVM.

Un regret tout de même : Indiana Jones and the Fate of Atlantis n’est plus disponible actuellement. Ce jeu avait été re-commercialisé il y a quelques années dans une compilation (LucasArts Collection) qui, en outre, proposait d’autres succès du même éditeur (Day of the Tentacle, Monkey Island, etc.). Mais cette compilation semble désormais tout autant épuisée que le jeu originel.

Signalons pour terminer que LucasArts avait lancé le développement d’une suite intitulée Indiana Jones and the Iron Phoenix avant de l’abandonner pour des raisons diverses. Un autre épisode (The Spear of Destiny) avait ensuite été envisagé avant de connaître le même sort. Ces deux jeux avortés ont finalement vu le jour sous forme de bandes dessinées. La carrière vidéoludique d’Indiana Jones se poursuivra néanmoins avec Indiana Jones et la Machine infernale (1999) et Indiana Jones et le tombeau de l’Empereur (2003). Cependant, il ne s’agit plus de point & click mais de jeux en 3D-temps réel similaires à Tomb Raider. Il en sera de même pour le prochain opus qui devrait être commercialisé en 2008.

Pour conclure, Indiana Jones and the Fate of Atlantis est une véritable réussite : histoire prenante, qualité des énigmes, dépaysement, ambiance (très fidèle à la série cinématographique), gameplay impeccable, durée de vie. Incontestablement, un must du jeu d’aventure.

Ce test de Guidoflap provient du Sanctuaire de l'Aventure, qui a fermé ses portes en septembre 2009