Tex Murphy a écrit : ↑26 août 2026, 15:17 Dans les films je sais pas, mais il devait y avoir des personnages LGBT atypiques à l'époque quand même mais c'était pas courant c'est vrai
Pour les jeux, la comme ça, je pense à Phantasmagoria 2 avec Curtis qui était bisexuel et Trevor qui était gay et j'ai pas trouvé qu'ils étaient dans les clichés habituellement dépeint comme tu dis
Il me semble que tu n'aimes pas Phantasmagoria mais le 2 reste mémorable pour le gameplay simple et efficace de Sierra et les personnages présentés dans le jeu![]()
Pour les acteurs/actrices noirs et les femmes fortes, ça existait déjà à l'époque que ce soit en films ou jeux
Un de mes jeux préférés en dehors des p&c : Urban Chaos (mieux que GTA 3 dans le genre)
On y incarne une femme forte noire et il n'y avait rien à dire ou de choquant, pour moi c'était crédible et c'était selon la volonté des développeurs sans une nécessité de devoir respecter un cahier des charges imposé
Mais la de nos jours, on sait plus si les scénaristes et les développeurs de films/jeux vidéos mettent des minorités car ils le voulaient à l'origine ou juste parce qu'ils ont peur de se faire harceler sur X ?
On peut représenter les minorités mais faut que ce soit naturel et crédible dans une oeuvre parce que si c'est forcé , on se retrouve avec des oeuvres comme L'Odyssée de Nolan ou Helene de Troyes est représenté en femme noire alors qu'elle est blanche à la base... cela dit ça ne m'a empêché d'apprécier le film, je pensais que j'allais détester mais Nolan m'a eu![]()
Sur les centaines de milliers d'oeuvres sorties dans les années 80/90/2000, oui, tu dois en avoir quelques très rares qui abordent le sujet avec un minimum de crédibilité et respect, mais ça se compte sur les doigts d'une main. Et ce n'est pas toujours très limpide ou si positif que ça. Phantasmagoria 2, par exemple, c'est l'incarnation de l'évolution de la perversion (je précise que j'ai adoré le premier opus. Le deuxième, je l'ai trouvé nul). La représentation était hélas caricaturale, retranchant le côté gay à des moments trashs et malsains. Pareillement, des acteurs/actrices trans, c'était extrêmement rare et très mal vu. Même pour camper des personnages trans dans les films, les réalisateurs préféraient des personnages hétérosexuels (car à la fin du film, ça facilite quand même grandement le rapport avec le public que d'avoir des acteurs "standards" à montrer pour la promotion).
Quand aux jeux et films avec des noirs en héros/héroïnes, ça existait aussi, fort heureusement. Souvent des ouvrages où une bonne majorité de personnes noires y oeuvraient (comment ne pas penser aux films d'Eddy Murphy, par exemple). Mais là encore, les as-tu regardés récemment ? Ils véhiculaient des caricatures raciales pour faire rire, trouvaient le moyen de faire mourir ces personnages en premier, évitaient de trop les montrer à l'écran, ou tombaient déjà dans la caricature inverse où tout le monde était noir sauf les méchants blancs ^^"" Dans Urban Chaos, D'arci Stern est la quintessence du personnage qui ne respecte aucune règle, grande gueule qui ne fait que ce qu'elle veut, violente et vulgaire (et les GTA ne vont pas éviter la caricature des gangs, vu que c'est là le but). Non, pour 'lavoir vécu du côté LGBT+, ces années ont été vraiment difficiles pour se constituer des modèles dont on est fier.
Surtout qu'on ne peut pas compter sur son entourage lorsqu'on est LBGT+ : si t'es noir, fort à parier que tes parents les sont. Mais si t'es gay, ... où trouves-tu une image positive qui t'aide à te structurer ? Pour beaucoup, c'est dans les oeuvres de fictions, car il n'y a rien ni personne autour, et la majeure partie de la population a l'habitude de trouver le sujet choquant ou ridicule. Le soucis est bien que le Woke a été détourné, comme bon nombre de bonnes idées, à en faire des moments malaisants alors que le but initial était tout l'inverse. Mais pour rien au monde je regrette les années avant 2010/2020 pour l'ouverture à l'inclusion, car tout ce qui sortait de l'hétéronormé blanc finissait dans un placard invisibilisant, ou grossièrement costumé pour un carnaval grotesque qui rassurait pour l'extrême cliché facile à voir/juger/se moquer.


